Le britannique Tower Resources va investir dans le pétrole au Cameroun

Par Jeune Afrique

Vue d'un site pétrolier au Cameroun. © Renaud VAN DER MEEREN pour Les Editons du Jaguar

Le groupe énergétique coté à Londres a signé le 15 septembre, à Yaoundé, un contrat de partage de production avec la Société nationale des hydrocarbures (SNH). Le projet porte sur l'exploration pétrolière offshore du bloc Thali, situé dans le bassin du Rio del Rey.

Tower Resources, basé à Londres, fait son entrée au Cameroun, grâce au contrat de partage de production conclu avec la SNH le 15 septembre, en présence de hauts responsables camerounais du secteur des hydrocarbures.

Une exploration en plusieurs étapes

Ce contrat prévoit plusieurs phases distinctes dans l’exploration pétrolière du bloc de Thali, situé en zone maritime dans le bassin du Rio del Rey et qui s’étend sur une superficie de 119,20 kilomètres carrés.

La première étape d’une période de trois ans prévoit notamment la réalisation d’études géologiques et géophysiques, l’acquisition de données sismiques en 3D et le forage d’un puits d’exploration par Tower Resources. Le montant de l’investissement pour cette étape sera au minimum de 13 millions de dollars, conformément aux dispositions contenues dans le contrat.

À l’issue de cette première phase et en fonction des découvertes réalisées, Tower Resources pourra renouveler son « autorisation exclusive » de recherche pour deux périodes supplémentaires de deux ans chacune.

Au total, le groupe britannique s’est engagé à investir au moins 43 millions de dollars pour les trois étapes, d’une durée de sept ans au maximum.

Une groupe panafricain

Si les explorations tiennent leurs promesses, il permettra peut-être au Cameroun d’accroître sa production de pétrole, alors que le pays est repassé au-dessus des 100 000 barils par jour.

La SNH a réalisé un chiffre d’affaires de plus de 2 milliards de dollars en 2013, pour un résultat net de 24,4 millions de dollars.

Pour sa part, Tower Resources est un groupe opérant uniquement en Afrique. Il est notamment présent en Afrique du Sud, au Kenya, à Madagascar ou encore en Zambie. Son premier actionnaire est la société de gestion d’actifs britannique M&G qui détient 18% de son capital. Le groupe ne produit pas encore de pétrole et ne dégage pas de chiffre d’affaires, d’après son rapport annuel.

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