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Bosco Ntaganda à son procès : « On m’a surnommé Terminator. Je ne suis pas cette personne »

Bosco Ntaganda, lors de l'ouverture de son procès face à la CPI le 2 septembre 2015 à La Haye. © Michael Kooren/AP/SIPA

L'ancien chef de guerre Bosco Ntaganda s'est exprimé jeudi au deuxième jour de son procès devant la Cour pénale internationale à La Haye.

Bosco Ntaganda est accusé d’avoir commis et commandité des massacres entre 2002 et 2003 en Ituri, province du nord-est de la RDC. Au deuxième jour de son procès, jeudi 3 septembre, le chef de guerre s’est exprimé devant ses juges. Accusé de 13 crimes de guerre et cinq crimes contre l’humanité, dont des meurtres, pillages, attaques contre des civils, viols et esclavage , commis et commandités entre 2002 et 2003 en Ituri, province du nord-est de la RDC.

« On m’a surnommé Terminator. Je ne suis pas cette personne », a déclaré l’ancien général de l’armée congolaise. On m’a traité ainsi sur la base de la haine contre les Rwandais, car on m’a considéré comme Rwandais. »

« Il ne faut pas confondre rebelle révolutionnaire et criminel »

« J’ai fait partie de l’armée qui a arrêté le génocide [au Rwanda] », a-t-il poursuivi. Et de poursuivre : « Il ne faut pas confondre rebelle révolutionnaire et criminel, ce que je ne suis pas. »

Mercredi, Bosco Ntaganda avait répété qu’il plaidait « non coupable de toutes les charges retenues ». La première journée de l’audience avait été presque exclusivement consacrée à l’accusation.  Selon la procureure Fatou Bensouda, la culpabilité de l’ancien seigneur de guerre ne laisse pas de place au doute. « Bosco Ntaganda était l’un des commandants les plus importants et a ordonné des attaques et la mort » de civils, a-t-elle affirmé devant la cour à La Haye.

« Cette affaire concerne la violence qui a décimé la région de l’Ituri, tuant des centaines de civils, en laissant des milliers vivre de rien dans la forêt», a-t-elle poursuivi. Et de lancer, à l’adresse de l’accusé : « Dans cette salle d’audience, la culpabilité de Bosco Ntaganda sera prouvée au-delà du doute raisonnable. »