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Côte d’Ivoire : quatre milliards de dollars pour l’agriculture

Par Jeune Afrique

La productivité moyenne actuelle est de 400 kilos de cacao par hectare : le gouvernement souhaite la multiplier par cinq. © AFP

La Côte d'Ivoire prévoit de dépenser près de 4 milliards de dollars pour moderniser son secteur agricole. Le gouvernement veut notamment améliorer le rendement des cultures de cacao et redevenir exportateur de riz d'ici à 2015.

Dans le cadre de son programme de développement post-crise, qui prévoit des dépenses totales de 20 milliards de dollars, la Côte d’Ivoire a décidé de consacrer 2 trillions de F CFA (3,9 milliards de dollars) au secteur agricole d’ici à 2015. Ce programme baptisé Programme national d’investissement agricole (PNIA) vise « une croissance agricole de 8,9% afin d’assurer la sécurité alimentaire en Côte d’Ivoire et de contribuer significativement à celle de la sous-région ouest-africaine », selon les mots de Mamadou Coulibaly, le ministre de l’Agriculture ivoirien, cité par l’AFP.

Les projets envisagés ont pour objectif d’augmenter le rendement et la qualité de tous les produits agricoles, notamment grâce à la distribution de meilleures semences, la construction d’espaces de stockage ainsi qu’à la rénovation des routes et des infrastructures d’irrigation. En fin de compte, le plan gouvernemental souhaite augmenter la production agricole de toutes les cultures afin d’en faire baisser les coûts et de les rendre ainsi plus accessibles pour les ménages ivoiriens.

Le riz et le cacao au centre des préoccupations

Les analystes prévoient un déclin de la production de cacao à long terme si rien n’est fait pour enrayer le vieillissement des arbres.

Le gouvernement espère notamment que la production de riz atteindra 900 000 tonnes cette année et ne cessera d’augmenter par la suite afin de lui permettre de redevenir exportateur, une position qu’il a perdue dans les années 70. Chaque année, les Ivoiriens consomment 1,5 million de tonnes de riz, un niveau de production que le gouvernement veut atteindre dès 2013.

Le PNIA concerne aussi le cacao, secteur dans lequel la Côte d’Ivoire reste encore le numéro un mondial. Les analystes prévoient en effet un déclin de la production à long terme si rien n’est fait pour enrayer le vieillissement des arbres. La productivité moyenne actuelle est de 400 kilos par hectare et le gouvernement souhaite la multiplier par cinq pour atteindre 2 tonnes à l’hectare.

Encore plus de 1 600 milliards de F CFA à trouver

D’après Nouhoun Coulibaly, un cadre du ministère de l’Agriculture cité par Reuters, sur les 2 trillions de F CFA nécessaires, le gouvernement ivoirien en a déjà mis 382 milliards de côté. Le reste doit provenir des bailleurs de fonds et des partenaires du secteur privé. Parmi eux figurent notamment l’Union européenne, la FAO et la Banque africaine de développement (BAD).

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