Le marocain Banque populaire investit 22 millions d’euros dans BIA-Niger

Par Jeune Afrique

Siège administratif de la Banque Populaire à Casablanca. © Guillaume Mollé pour J.A.

La Banque centrale populaire (BCP), le deuxième groupe bancaire du Maroc, prend le contrôle de la Banque internationale pour l'Afrique au Niger (BIA-Niger) pour un investissement initial de plus de 22 millions d'euros, rapporte "Reuters".

Le numéro 2 du secteur bancaire marocain va prendre le contrôle de BIA-Niger. L’information révélée par notre confrère Les Afriques a été confirmée le 20 août par Rachid Agoumi, directeur général adjoint de la Banque centrale populaire en charge de l’entreprise et de l’international.

Selon le dirigeant marocain, interrogé par l’agence Reuters, BCP investit 240 millions de dirhams dans une prise de participation par augmentation de capital qui lui permettra d’acquérir 53 % de la banque nigérienne dans un premier temps. Un accord a été signé avec le ministre nigérien des Finances, BIA-Niger étant contrôlé par l’État depuis le départ du burkinabè Coris Bank.

BCP, à travers son holding africain Atlantic Business International (ABI), va également racheter les parts d’autres actionnaires minoritaires afin de porter sa participation globale au sein de BIA-Niger à près de 70 %. Le montant de ces acquisitions n’a pas été dévoilé.

Leader

Dans le cadre de cette prise de contrôle, BCP devrait bénéficier de l’aide du gouvernement nigérien qui a accepté de soutenir BIA-Niger dont les créances douteuses se chiffrent en dizaines de milliards de F CFA .

En prenant le contrôle de BIA-Niger, BCP, qui détient déjà Banque Atlantique Niger, devrait devenir le premier acteur du marché bancaire nigérien. BIA-Niger indique disposer de 16 succursales à travers le pays, dont sept dans la capitale Niamey.

Panafricain

En dehors du Maroc, BCP est notamment présent en Côte d’Ivoire, au Sénégal, au Bénin, au Togo, au Burkina Faso, au Mali et au Niger. En 2014, le groupe bancaire marocain a enregistré un produit net bancaire en hausse de 11,9 % à 14,7 milliards de dirhams (1,37 milliards d’euros), pour un revenu net part du groupe de 2,19 milliards de dirhams (+12,5 %).

(Avec Reuters)