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Les sons de la semaine #48 : A-WA, Akher Zapheer, Alsarah and the Nubatones, Hindi Zahra, Woued Stock…

Hindi Zahra en concert à Angers, 2010. © Simon Bonaventure/Flickr

Du rock, du blues et de la pop en passant par l’électro... Cette semaine, nous vous faisons une sélection de sons qui font bouger la scène alternative arabe.

A-WA, le Yémen électro

Le groupe A-WA est un mix inattendu de musique traditionnelle et d’électro qui nous vient cet été avec un single plein de couleurs : Habib Galbi. Avec leur musique, les trois sœurs Tair, Tagel et Liron retrouvent leur terre natale, le Yémen. Loin de la guerre, leurs voix rendent hommage à la tradition orale du pays et aux chants féminins, dans un décor pop en plein désert.

Si les amateurs d’électro arabe (Araab Muzik, Acid Arab ou Mia) vont certainement adorer, le trio promet d’avantage de surprises. Les sœurs, qui sont également israéliennes, veulent enrichir leurs chants de la culture juive dans un prochain album.

 

Akher Zapheer, Amman rocks !

Basem, Yazan, Salim et Kayed. Ils sont quatre jeunes originaires d’Amman et font du rock. Avec des influences diverses : Placebo, Radio Head, Pearl Jam ou Placebo, le groupe revendique son identité arabe et c’est conjointement que les quatre musiciens écrivent les paroles dans leur langue natale.

Dayman Mawjood est extrait de leur premier album Converse Culture, sorti en 2012, où ils abordent des sujets de société à travers le prisme de la jeunesse, avec des paroles sensibles et engagées.

 

Alsarah & the Nubatones, rétro-pop de Nubie

De la musique « retro-pop est-africaine », c’est ainsi Alsarah définit son travail. La chanteuse soudanaise originaire de Khartoum a fui le Soudan très jeune, puis le Yémen avant de s’exiler aux États-Unis avec ses parents et c’est aujourd’hui à New York qu’elle réside. Ses influences se situent au carrefour de l’Afrique du nord et de l’Afrique de l’Est.

Son premier long album élaboré après un long voyage sur le continent a su prendre le meilleur de chaque pays traversé. Compositeur-interprète, Alsarah est aussi une ethno-musicologue engagée pour la cause des femmes à travers l’association Wise ou la cause environnementale avec The Nile project. Son clip Habibi Taal a été tournée en Égypte en 2014.

 

Hindi Zahra, racines berbères

On vous en a déjà parlé ici en mars dernier, mais elle reste incontournable. Cinq ans après Handmade, Hindi Zahra nous est revenu avec un second album Homeland, pensé, conçu et enregistré dans son pays d’origine, le Maroc. C’est à Marrakech que l’artiste s’est réfugié pour un repos bien mérité après trois années de scène.

Dans le premier titre To the Forces, l’artiste à la renommée internationale nous parle des berbères et des montagnes dans un mélange de mélodies et de transes portées par la guitare du Touareg nigérien Bombino. Son clip Any Story tourné au théâtre royal de Marrakech nous enchante toujours avec son élégance naturelle.

 

Woued Stock, le blues algérien

On les a aussi choisi pour leur nom plein d’humour. Petit groupe algérois sans prétention, la bande veut faire « revivre » le rock et le blues « made in Algeria ». L’initiative du petit groupe est à encourager. Woued Stock, qui a commencé en 2011 avec des reprises, travaille désormais à son premier album et multiplie les petites scènes à Alger ou dans l’intérieur du pays.

Les six musiciens sont les représentants d’une nouvelle scène musicale qui émerge à Alger. Miss you est leur premier titre sorti en mai dernier.