Les sons de la semaine #47 : Stanley Enow, Boddhi Satva, Black Coffee, Pierre Kwenders…

Couverture de l'album "Soldier like ma papa" de Stanley Enow. © Motherland Emire

Un peu de rap, un peu de musique électronique, de la rumba congolaise, de la kora et du balafon. Bienvenue dans notre sélection musicale hebdomadaire, de RDC en Centrafrique, et du Cameroun l'Afrique du Sud.

Stanley Enow, « Soldier like ma papa »

Ce n’est pas la première que l’on parle de Stanley Enow chez Jeune Afrique. Récompensé en tant que meilleure révélation de l’année 2014 aux Africa MTV Music Awards, il est l’un des rappeurs camerounais les plus en vogue de ces dernières années. Son album « Soldier like ma papa » était donc très attendu, même si une partie des titres étaient déjà connus.

Sorti le 25 juillet dernier, celui-ci salue la carrière de son père, ce dernier ayant exercé dans les forces de police du Cameroun, en utilisant des rythmes musicaux tels que le dancehall, le RnB, le jazz et en collaborant au Cameroun avec Bill Muicha, Claude Ndam ou Locko, au Nigeria avec Tuface, Ice Prince et DJ Neptune, en RD Congo avec Biz Ice, au Ghana avec Sarkodie et en Afrique du Sud avec FAB. Pas sûr que ce soit, comme on le souhaite dans l’entourage de Stanley Enow, l’album africain de l’année. Mais comme il était annoncé depuis plus de deux ans, cela aurait été dommage de ne pas en parler.

 

Boddhi Satva, « Transition album »

On prend un peu d’avance pour signaler la sortie de l’album de Boddhi Satva. Né en République centrafricaine, d’une mère belgo-américaine et d’un père franco-centrafricain, il fait se rencontrer house music et sonorités plus traditionnelles, dans un mix joyeux entre kora, piano, saxophone, balafon et platines.

Son prochain album, intitulé « Transition album », sortira le 18 septembre prochain mais l’artiste en a publié un avant-goût en juillet. Il était également au programme du festival CYDTMB à Kelafonia, en Grèce, le 13 août, aux côtés de Mr Raoul K.

 

Black Coffee, en attendant l’album

On attend toujours son album, prévu pour « 2015 ». Mais, en attendant, les fans d’électro pourront toujours croiser le pape de la techno sud-africaine : après un passage en Angola, à Luanda, et un retour en Afrique du Sud, Black Coffee entame une petite tournée dans l’hémisphère nord en cette deuxième partie du mois d’août. Paris, Ibiza, Londres, Leeds et Liverpool sont au programme, avec un détour par Los Angeles et Denver, aux États-Unis.

En bref, tout va bien pour Black Coffee qui a livré l’un des plus fabuleux mix jamais entendus, de l’avis du magazine MixMag, le 11 juillet dernier à Londres. On vous le conseille, parce que Black Coffee, à 39 ans et 21 ans de carrière, est un pionnier, et parce que, il va bien falloir l’intégrer, l’Afrique se marie très bien avec la musique électronique. Pour nos lecteurs de passage à Paris, il sera ce 15 août à la Concrète, en compagnie du collectif Mawimbi, lui aussi spécialiste de la musique électronique africaine.

 

Pierre Kwenders, comme un Congolais au Québec

Quatre dates au Québec, une à Toronto, en attendant deux concerts à Paris, en octobre, à La Cigale… Pierre Kwenders, Canadien né à Kinshasa, a le vent en poupe, après un premier album intitulé « Le Dernier Empereur Bantou », sorti en 2014.

Adepte d’une alliance entre la rumba congolaise et l’électro, entre le lingala, le français, l’anglais ou le ciluba, il n’hésite pas, à 29 ans, à s’attaquer à Koffi Olomidé, Papa Wemba, Tabu ley Rochereau, Franco Luambo Makiadi, TP OK Jazz ou Sam Mangwana. Prochain album prévu en 2016, peut-être avec une sortie en Afrique, où il rêve de revenir. Qui sait ?