Centrafrique : l’ONU ouvre une enquête après des accusations de viol et d’homicides contre des Casques bleus

Par Jeune Afrique avec AFP

Des Casques bleus de la Minusca, l'opération de l'ONU en Centrafrique. © Pacome Pabandji/AFP

La Mission de l'ONU en Centrafrique (Minusca) a ouvert une enquête suite aux accusations communiquées mardi 11 août par Amnesty international sur le viol d'une fillette et les homicides d'un adolescent de 16 ans et de son père.

Ces actes auraient été commis par des Casques bleus au cours d’une opération armée dans Bangui début août, selon Amnesty international.

« D’après les éléments dont nous disposons, tout porte à croire qu’un Casque bleu a violé une fillette et que d’autres ont tué deux civils de façon aveugle », a déclaré Joanne Mariner, conseillère aux crises à Amnesty International.

« La Minusca, tout en prenant très au sérieux ces accusations, a déclaré ne pas être au courant de ces faits. Il nous faut des faits établis, vérifiables, nous avons ouvert une enquête », a déclaré son porte-parole Hamadoun Touré à Bangui.

L’opération menée par les casques bleus au PK5, enclave musulmane à Bagui visait à arrêter un ancien chef de l’ex-rébellion Séléka. Elle avait fait au moins cinq morts, dont un Casque bleu camerounais de la Minusca et fait des dizaines de blessées.