Comprendre les crises burundaises à travers leurs médiateurs successifs

Le président ougandais et médiateur, Yoweri Museveni (à gauche), accueilli par le président burundais, Pierre Nkurunziza (à droite), à Bujumbura, le 14 juillet 2015. © Berthier Mugiraneza/AP/SIPA

Depuis dimanche, les attaques contre des Burundais de premier plan se multiplient. Dans ce contexte, la médiation ougandaise, qui avait été reportée sine die à la veille de l'élection présidentielle, le 21 juillet, pourrait bien reprendre. En vingt ans, le pays a déjà connu pas moins de 6 médiateurs de premier plan.

Craignant que le Burundi plonge à nouveau dans le chaos, les organisations internationales et des chancelleries étrangères ont multiplié ces derniers jours les appels au dialogue et ont rappelé l’importance des négociations qu’avaient entamées le président ougandais, Yoweri Museveni. 

Négociations qui avaient été reportées sine die à la veille de l’élection présidentielle mais qui pourraient bien reprendre dans les jours à venir à Bujumbura. En effet, selon plusieurs sources diplomatiques, le président ougandais aurait fait part de sont intention de renvoyer au Burundi son émissaire, le ministre de la Défense ougandais, Crispus Kiyonga.

D’autres avant lui ont endossé ce rôle délicat de médiateur au Burundi. Au lendemain du coup d’État d’octobre 1993, Julius Nyerere dessina les prémisses des accords d’Arusha (2000), signés et mis en oeuvre sous la houlette de ses successeurs, Nelson Mandela et Jacob Zuma.

En revanche, depuis avril 2015, deux tentatives de médiations ont déjà échoué. Saïd Djinnit et Abdoulaye Bathily ont ainsi été récusés avant que Yoweri Museveni ne leur succède. Retour sur les médiateurs qui ont joué un rôle clé dans l’histoire du Burundi.

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