Kim Jong-Un remporte un prix « pour la paix » en Indonésie, Twitter raille

Kim Jong-Un, le leader nord-coréen. © Ed Jones/AFP

Malgré les multiples accusations de violations des droits de l'homme qui pèsent sur lui, le leader nord-coréen, Kim Jong-Un, a été désigné lundi lauréat du prix "pour la paix la justice et l'humanité" par la Fondation indonésienne Sukarno. L'annonce a suscité indignation et surtout moult railleries sur les réseaux sociaux.

Il y a des annonces qui peuvent faire sourire. En septembre, l’Indonésie remettra bien le prix « pour la paix, la justice et l’humanité » de la Fondation éducative Sukarno à Kim Jong-Un. L’annonce a été faite le 3 août à Jakarta par Rachmawati Sukarnoputri, la fille du premier président indonésien Sukarno et directrice de la fondation. Une façon pour Jakarta d' »honorer [le] combat du [leader nord-coréen] contre l’impérialisme colonialiste », s’est-elle justifié à l’AFP.

Pour Rachmawati Sukarnoputri, « les affirmations concernant des violations des droits de l’homme » à l’encontre de Kim Jong-Un « sont fausses ». « Tout cela n’est que de la propagande occidentale », a-t-elle ajouté, accusant l’Occident de « se [plaire] à affubler la Corée du Nord d’horribles étiquettes ». Un argumentaire qui a vite suscité un tollé sur les réseaux sociaux.

Kim Jong-Un, tendance sur Twitter

Amplement cité, le nom de Kim Jong-Un s’est retrouvé en bonne place dans les trending topics – sujets tendances – sur Twitter.

Trending topics sur Twitter, le 3 juillet 2015 à 16 heures 30.

Sur le site de microblogging, on a vu se défiler des réactions à chaud, souvent teintées d’une dose de moquerie à l’égard de la Fondation Sukarno et de son lauréat 2015. Petit Florilège.

Avant Kim Jong-Un, le prix Sukarno pour « pour la paix, la justice et l’humanité » avait été décernée en 2001 à Kim II-Sung, le père de l’actuel dirigeant nord-coréen et fondateur de la Corée du Nord.

Mais plusieurs personnalités moins controversées ont également été désignées dans le passé comme lauréats de ce prix de la Fondation éducative Sukarno. C’est le cas notamment de Mahatma Gahdi et de l’opposante birmane Aung San Suu Kyi, prix Nobel de la paix en 1991.