Algérie : l’accrochage de Bouira, un acte criminel et non terroriste

Par Jeune Afrique

Armée algérienne à la traque de terroristes en kabylie. © Farouk Batiche/AFP

Dans la nuit de dimanche à lundi, un accrochage entre un individu armé et des gendarmes ont fait craindre une nouvelle attaque terroriste dans la ville de Bouira. Mais d’après le ministère de la Défense, il s’agit d’un acte criminel.

Alors que plusieurs médias en ligne ont rapporté les détails de l’accrochage entre un individu armé et les gendarmes à l’entrée de Bouira, le qualifiant d’attaque terroriste, le ministère de la Défense a publié lundi 3 août un communiqué expliquant qu’il s’agissait en réalité d’un acte criminel. « Après avoir refusé d’obtempérer, ledit criminel a été neutralisé vers minuit lors d’un accrochage avec les éléments de la gendarmerie nationale qui lui ont tendu une embuscade au niveau du barrage fixe de la sortie de la ville », lit-on sur le communiqué publié par le ministère.

L’individu était recherché pour avoir tué une femme et blessé deux autres à leur domicile dans la wilaya de Boumerdès. L’homme qui était en possession d’un kalachnikov aurait ensuite ouvert le feu sur les gendarmes au niveau du barrage et aurait été abattu suite à l’échange de tirs. Les médias, qui ont d’abord évoqué une attaque terroriste, ont ensuite rectifié le tir en expliquant qu’il s’agissait d’un individu en fuite.

Crime passionnel

D’après le journal arabophone Al Khabar, il s’agit d’un crime passionnel qui a poussé l’homme de 28 ans à tuer une jeune femme de 24 ans avec qui il entretenait une relation amoureuse. Le journal rapporte également que le criminel était gendarme.

Début juillet, une attaque terroriste avait visé un véhicule de police et blessé des éléments des forces de l’ordre à Bouira, tandis qu’une attaque à Ain Defa, le 17 juillet, avait fait neuf morts et deux blessés dans une embuscade.