Diageo et Heineken mettent fin à leur partenariat en Afrique du Sud et en Namibie

Par Jeune Afrique

Heineken et Diageo ont mis fin à leur collaboration en Afrique du Sud. © Tim Chong/Reuters

Les deux géants des boissons alcoolisées se sont mis d’accord pour arrêter leur coopération après onze ans de partenariat.

Le leader britannique des spiritueux et le géant néerlandais de la bière ne travailleront plus ensemble en Afrique du Sud et en Namibie. Ils ont annoncé, le 28 juillet, que la rupture sera actée d’ici à la fin de l’année.

Sortie

En Afrique du Sud,  Diageo va vendre ses parts (42,25 %) dans DHN Drinks. Ce holding possède les licences de production dans la nation arc-en-ciel de Diageo, Heineken et du brasseur Namibia Breweries Limited – NBL [dont le premier actionnaire est The Ohlthaver & List, le premier holding privé namibien hors secteur minier]. Dans le cadre de cette opération, Heineken verra ses parts accroître à 75 %, tandis que NBL verra sa participation monter à 25 %.

Diageo va également céder à Namibia Breweries Limited sa participation (25 %) dans la brasserie Sedibeng. Heineken conserve sa part (75 %) du capital de cette brasserie johannesbourgeoise d’une capacité de 4,5 millions d’hectolitres.

En Namibie, Diageo cède sa participation de 15 % dans NBL à Heineken, qui passera ainsi à 29,9 % du brasseur namibien.  The Ohlthaver & List restera premier actionnaire avec 30,1 %.

Par ailleurs, le groupe hollandais et NBL vont former une nouvelle co-entreprise spécialisée dans la brasserie en Afrique du Sud, où le marché de la bière croit de 1,5 % par an. Les détails de cette nouvelle structure n’ont pas été communiqués.

Revenus

Heineken, troisième producteur de bière au monde, a annoncé que la rupture avec Diageo lui coûterait au total 1,9 milliard de rands (136 millions d’euros).

Pour Diageo, qui compte le whisky Johnnie Walker, la vodka Smirnoff et la bière Guinness parmi ses marques, les transactions liées à la vente des co-entreprises communes devraient lui rapporter 2,5 milliards de rand (179 millions d’euros). Le britannique souligne qu’il est devenu, avec 40 % de parts de marchés, leader sur le marché des spiritueux en Afrique du Sud, où il souhaite désormais évoluer seul.  La pointe du continent africain représente le cinquième marché du britannique en volume.

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