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Bel fait recette en Afrique

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En plus de l'Afrique du Nord, Bel visera désormais en priorité le Nigeria, l'Angola, l'Afrique du Sud, le Sénégal et la Tanzanie. © Groupe Bel

Le groupe agroalimentaire français Bel a fait de l'Afrique l'un de ses marchés-clés : il y réalise 13 % de son chiffre d'affaires et y connaît sa plus forte croissance.

C’est le seul groupe agroalimentaire international à réaliser plus de 10 % de son chiffre d’affaires en Afrique : 13 %, précisemment. Mieux que Nestlé et Coca, se félicite Frédéric Nalis, vice-président Grande Afrique du groupe, à l’occasion d’une conférence de presse tenue par Bel fin octobre. Bel écoule notamment 40 % de son volume total de La Vache qui rit, sa marque phare, en Afrique. Vente à la portion (15 centimes d’euro) ou directement en tartines comme alternative à la margarine, appui sur un réseau de petits distributeurs, bonne conservation hors froid (jusqu’à neuf mois grâce à une stérilisation UHT et à son emballage aluminium) : La Vache estime avoir tous les atouts pour séduire les Africains.

L’Afrique dans le viseur

CA Afrique : 13 % du chiffre d’affaires total, soit 325 millions d’euros
+ 14 % par an
+ 29 % pour le seul premier semestre 2012
70 000 tonnes de fromage (La Vache qui rit, Babybel, Koro…) vendus en Afrique
85 % des fromages vendus en Afrique y sont produits
3 usines

Doublement des revenus
Si 80 % de l’activité du groupe concerne le Maghreb (ses trois usines sont implantées au Maroc, en Egypte et en Algérie), son attention se tourne désormais vers l’Afrique subsaharienne et son immense potentiel, sur fond de développement des classes moyennes. Le chiffre d’affaires africain du leader de l’agroalimentaire – qui a bondi de 72 % en quatre ans, et ce malgré l’instabilité politique du continent et la contrefaçon omniprésente – devrait doubler d’ici à 2020, grâce à la manne des quelque 200 millions de nouveaux consommateurs africains dans les vingt ans.

Grâce aussi au lancement d’une nouvelle version de la Vache qui rit l’an prochain – une formule enrichie en calcium et en vitamine D est déjà proposée aux Africains pour pallier les carences nutritionnelles. Afin de passer à la vitesse supérieure au sud du Sahara, Bel entend se focaliser sur cinq pays-clés (en plus de ses trois pays d’ancrage traditionnel en Afrique du Nord) : le Nigeria, l’Angola, l’Afrique du Sud, le Sénégal et la Tanzanie. Sa stratégie de développement restera associée au principe de proximité, ce qui impliquera l’ouverture de nouvelles usines sur le continent. Une perspective sur laquelle Frédéric Nalis entend rester discret pour l’instant.

 

 

 

 

 

 

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