Burundi : les autorités prennent acte de la demande de report de la présidentielle au 30 juillet

Par Jeune Afrique avec AFP

Des soldats burundais lors des élections législatives de juin 2015. © Gildas Ngingo/AP/SIPA

Les autorités burundaises ont pris acte de la nouvelle demande de report de la présidentielle par la Communauté des États de l’Afrique de l’Est lundi. Hors de question, pour autant, de repousser la date du scrutin au delà du 26 juillet, dit un ambassadeur burundais aux Nations unies.

Le Burundi ne reporterait pas l’élection présidentielle au 30 juillet, tel que demandé par les chefs d’États africains au Sommet de Dar es Salaam en Tanzanie lundi dernier. La constitution burundaise stipule que le président « doit être élu avant le 26 juillet », a affirmé, jeudi 9 juillet, l’ambassadeur burundais Albert Shingiro, devant le Conseil de sécurité de l’Onu. Il n’a pas exclu un « glissement de quelques jours » du scrutin mais « limité à une semaine au plus », a-t-il soutenu.

La participation aux élections législatives du 29 juin qui a donné 77 des 100 sièges de l’Assemblée nationale au CDD-FDD, le parti au pouvoir, « montre que la majorité silencieuse avait soif de voter », a affirmé Albert Shingiro.

Désarmer la milice des Imbonerakure

Le gouvernement n’a toujours pas annoncé officiellement un report de l’élection présidentielle prévue le 15 juillet, lors de laquelle le président Nkurunziza briguera un troisième mandat controversé. « Les Burundais semblent se préparer à une explosion de violence meurtrière similaire à celles qui ont si souvent ravagé le pays », a averti Ra’ad al-Hussein, le Haut commissaire de l’Onu aux droits de l’homme.

Il a appelé jeudi au désarmement immédiat de l’organisation de jeunesse du parti au pouvoir, la milice des Imbonerakure. Ces jeunes sont accusés par les opposants de multiplier les agressions et les intimidations.