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Avec la centrale Azito 3, la Côte d’Ivoire augmente sa production électrique de 10 % 

Par - à Abidjan

Alassane Ouattara met en marche la troisième turbine de la centrale électrique d'Azito en juin dernier. © DR

Réalisée moyennant un investissement de 392 millions de dollars, l'extension de la centrale d'Azito, au nord d'Abidjan, a été inaugurée le 30 juin en présence du président Alassane Ouattara.

Mis à jour le 01/07/2015 à 12H : l’inauguration d’Azito 3 a eu lieu en présence de l’actuel Premier ministre malien Modibo Keïta et non de son prédécesseur Moussa Mara, comme indiqué dans une précédente version de l’article.

Après 27 mois de travaux, le gouvernement ivoirien a célébré le mardi 30 juin, en présence du président Alassane Ouattara, l’inauguration de la mise en service officielle de la phase 3 du cycle combiné de la centrale thermique d’Azito (nord d’Abidjan) devant un parterre d’invites prestigieux dont John Kufuor, l’ex président ghanéen, Lionel Zinsou, le tout nouveau Premier ministre béninois et le Premier ministre malien Modibo Keïta. Cet investissement de 392 millions de dollars – financé en grande partie par un consortium mené par la Société financière internationale (IFC, Groupe Banque mondiale) – permet à la Côte d’ivoire d’augmenter de 10 % la production nationale d’électricité et de couvrir en partie une demande qui progresse de 10 % par an.

L’extension de la centrale opérée par les anglais de Globeleq (un opérateur électrique contrôlé par les institutions financières de développement britannique CDC et norvégienne Norfund) et le fonds de développement économique de l’Aga Khan monte en puissance, avec la réalisation d’une turbine de 139 mégawatts (MW) construite par le sud-coréen Hyundai, qui permet d’atteindre une capacité de production sur le site de 430 MW et porte la capacité nationale a 1772 MW.

Investissements

Depuis sa création en 1999, Azito aura nécessité un investissement total de 615 millions de dollars.  L’État ivoirien dépense environ 44 milliards de F CFA par an pour alimenter en gaz naturel les centrales thermiques du pays qui représente environ 80 % de production nationale d’électricité. Une tendance que veut inverser le gouvernement ivoirien d’ici 15 ans pour parvenir à un mix énergétique avec 26 % pour le charbon, 16 % pour les énergies renouvelables, 26 % pour l’hydroélectricité et 32 % pour le thermique. Une ambition qui coûtera 20 milliards de dollars.

La Côte d’Ivoire prévoit de porter à l’horizon 2020 sa capacité actuelle à 4000 MW. « La mise en marche de la turbine de 110 MW de Ciprel en décembre prochain et l’entrée en production du barrage hydroélectrique de Soubré de 220 MW boostera la production ivoirienne », a expliqué lors de l’inauguration Adama Toungara, le ministre de l’Énergie et du Pétrole.