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Abidjan, capitale mondiale du cacao

15% du PIB ivoirien dépend du cacao. © DR

À l'occasion de la première conférence mondiale du cacao, organisée en Côte d'Ivoire, les professionnels du secteur se penchent du 20 au 24 novembre sur l'avenir de la filière.

La première Conférence mondiale sur le Cacao s’est ouverte le 20 novembre au Palais des congrès de l’hôtel Ivoire, à Abidjan. La crème du secteur a répondu à l’invitation de l’Organisation mondiale du cacao (ICCO) et de l’Etat ivoirien : producteurs, représentants de multinationales (Nestlé, Mondelez International, Cargill Cacao et Chocolat, Groupe Mars…), négociants, chocolatiers et diplomates du monde entier.

Durabilité de l’économie cacaoyère

Pendant 4 jours et à travers les nombreuses présentations, réunions et plénières, les participants échangeront autour sur le thème de la durabilité de l’économie cacaoyère. Le président de la République de Côte d’Ivoire – premier producteur mondial de cacao -, Alassane Ouattara est venu, en personne, inaugurer la rencontre. Il a rappelé l’importance historique et économique de cette filière dans son pays. « Plus de 15% du PIB (de la Côte d’Ivoire, ndlr) est tributaire de la bonne santé de l’économie cacaoyère et plus d’un tiers de la population ivoirienne en vit directement ou indirectement », a-t-il déclaré. Exposant sa vision d’une économie durable du cacao, il a notamment appelé à l’amélioration des conditions de travail des producteurs locaux et à une modernisation des méthodes de productions, prenant d’avantage en compte les questions écologiques.

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Pour le chef d’Etat ivoirien, comme pour de nombreux autres intervenants, l’augmentation de la production pour faire face à la demande des économies émergentes est un des défis majeurs auxquels est confronté le secteur. Un point de vue que confirme Jean-Marc Anga, Directeur exécutif de ICCO qui a prévenu : « Si nous ne prenons pas les mesures qui s`imposent, dans quelques années le chocolat risque d`être un produit de luxe. »

Ce premier forum mondial aura pour objectif d’élaborer un plan d’actions global sur 10 ans et de mobiliser des ressources pour la mise en place de ce dernier. Communiqué vendredi, il sera accompagné d’une déclaration signée par les principaux Etats producteurs et les plus grandes entreprises du secteur. « Cette conférence, historique, est déjà un succès », a annoncéJean-Marc Anga. Avant d’ajouter que près de « 1200 participants », originaires d’une « quarantaine de pays différents » ont déjà été comptabilisés pour la journée du 20 novembre.

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Haby Niakaté, envoyée spéciale à Abidjan

 

 

 

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