L’Afrique du Sud confirme ses menaces de « se retirer la Cour pénale internationale »

Par Jeune Afrique avec AFP

Le président soudanais Omar el-Béchir de retour à Karthoum le 15 juin 2015, après le sommet africain de Johannesbourg. © Ebrahim Hamid/AFP

L'Afrique du Sud envisage de quitter la Cour pénale internationale (CPI) après la polémique sur la participation au récent sommet de l'Union africaine, à Johannesburg, du président soudanais Omar el-Béchir, recherché pour génocide, a indiqué jeudi le ministre à la présidence Jeff Radebe.

« L’Afrique du Sud pourrait en dernier ressort également envisager de se retirer de la Cour pénale internationale. Cette décision ne sera prise que lorsque toutes les options disponibles au terme du Traité de Rome (fondateur de la CPI) auront été épuisées », a déclaré Jeff Radebe, dans un compte-rendu du conseil des ministres.

Il a également annoncé l’ouverture de négociations immédiates avec l’Union africaine et ses États membres pour voir comment les mécanismes africains de résolution des conflits peuvent être mis en œuvre sans délai pour assurer que les crimes les plus graves ne restent pas impunis.

« Un rapport va être préparé par Pretoria et soumis dès la prochaine assemblée générale des États membres de la Cour pénale internationale », a en outre indiqué le ministre Radebe.

Le 24 juin, un juge sud-africain a demandé l’ouverture de poursuites contre le gouvernement de Jacob Zuma coupable d’avoir « violé la Constitution et ses engagements internationaux » en empêchant l’arrestation du président soudanais Omar El-Béchir, visé par des mandats d’arrêts émis par la CPI.