Terrorisme : l’État islamique détruit des tombes et des mausolées à Palmyre

Par Jeune Afrique avec AFP

Destruction de la prison de Palmyre par l'État islamique, fin mai 2015. © Uncredited/AP/SIPA

L'État islamique a détruit ces derniers jours deux anciens mausolées islamiques dans la cité antique de Palmyre, en Syrie.

Samedi dernier, les extrémistes sunnites ont fait exploser le mausolée de Mohammad Ben Ali, un descendant de la famille du cousin du prophète Ali Ben Abi Taleb, a affirmé ce mardi 23 juin le directeur des Antiquités syriennes, Maamoun Abdel Karim.

L’EI a publié des photos montrant deux hommes armés portant des bonbonnes, probablement remplies d’explosifs, se diriger vers la colline sur laquelle se trouve le site, au nord de Palmyre. Selon Maamoun Abdel Karim, l’EI a également fait exploser un mausolée de Chkaf, datant de plus de 500 ans, connu sous le nom de Nizar Abou Bahaeddine, un religieux de Palmyre, dans l’oasis de la ville.

« Pour eux, les sépultures ne doivent pas être visibles »

Les djihadistes ont aussi détruit de nombreuses tombes d’habitants de la ville conquise il y a un mois et se sont attaqués à plus de 50 mausolées vieux de 100 à 200 ans dans les régions qu’ils contrôlent depuis plus d’un an dans le nord et l’est de la Syrie.

« Ils considèrent que les mausolées islamiques vont à l’encontre de leurs croyances et ils interdisent toute visite de ces lieux », a précisé Maamoun Abdel Karim. « Tous les tombeaux en marbre avec des fioritures ont été détruits. Pour eux, les sépultures ne doivent pas être visibles », a-t-il poursuivi.

L’EI a également miné Palmyre, faisant craindre un désastre pour ce site inscrit au Patrimoine mondial de l’humanité, selon l’Observatoire syrien des droits de l’Homme (OSDH) et les Antiquités syriennes.