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Société Générale cède sa filiale en Égypte

Par Jeune Afrique

Société Générale se retire de son principal marché en Méditerranée du Sud. © AFP

Le groupe bancaire français cède National Société Générale Bank, sa filiale égyptienne, à Qatar National Bank. Pour près de deux milliards de dollars.

Société Générale a annoncé aujourd’hui (13 décembre) avoir signé un accord définitif avec Qatar National Bank (QNB Group) concernant la vente de sa participation majoritaire (77,17%) dans National Société Générale Bank (NSGB), sa filiale égyptienne. La banque française, qui n’a jamais souhaité céder l’une de ses filiales les plus rentables, a été convaincue par le chèque de 1,974 milliards de dollars signé par la banque qatarie.

Ce prix valorise la banque égyptienne à 2,558 milliards, représentant un multiple de transaction de 2.0x la valeur comptable des fonds propres de NSGB au 30 septembre 2012. Par ailleurs, QNB Group et NSGB s’engagent à acquérir auprès de Société Générale les quote-parts non encore détenues par NSGB dans certaines filiales égyptiennes de NSGB, portant la transaction totale à 2 milliards de dollars.

QNB à l’offensive

Le groupe bancaire français, dont la filiale égyptienne était au coeur de sa stratégie en Méditerranée, cèdera sa participation à QNB grâce à un apport de ses actions à l’offre publique d’achat obligatoire que va lancer la banque qatarie. L’opération, qui reste soumise à l’obtention des accords réglementaires requis, dont celui de la Banque Centrale d’Égypte, devrait se conclure avant la fin du premier semestre 2013.

National Société Générale Bank est l’une des plus grandes banques privées du pays, avec 700 000 clients, 4161 collaborateurs, 160 agences. Son total de bilan s’élevait à 10,5 milliards de dollars, à fin septembre 2012.

Qatar National Bank, son nouveau propriétaire, est quant à lui en pleine offensive en Afrique. Il possède la Banque tuniso-qatarie en Tunisie, QNB Al Islami au Soudan (Nord), QNB Mauritanie ainsi que, depuis l’année 2011, 49 % de la Banque de commerce et de développement en Libye et l’Union marocaine des Banques. Le groupe est considéré comme l’un des prétendants sérieux au rachat de la part du holding royal SNI dans Attijariwafa Bank, premier groupe bancaire marocain avec une large présence en Afrique subsaharienne.

Un autre groupe français, BNP Paribas, pourrait également prochainement céder ses parts dans sa filiale égyptienne.

 

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