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Djibouti : un port en eaux profondes à Tadjourah

Par Jeune Afrique

Rade de Djibouti. © Lionel-Bonaventure/AFP

C'est en présence du nouveau Premier ministre éthiopien, Halié Mariam Desalegn, que le président Ismaïl Omar Guelleh a lancé, le 12 décembre, les travaux du port en eaux profondes à Tadjourah, deuxième ville du pays.

C’est en présence du nouveau Premier ministre éthiopien, Halié Mariam Desalegn, que le président djiboutien Ismaïl Omar Guelleh a lancé, le 12 décembre, les travaux du port en eaux profondes à Tadjourah, deuxième ville du pays. Financé par le Fonds arabe pour le développement économique et social (Fades) à hauteur de 61 millions de dollars, et par le Fonds saoudien de développement (FSD) pour un montant de 25 millions, ce projet visant à créer le second pôle économique de Djibouti, disposera de deux postes à quai de 435 m de longueur et de 12 mètres de profondeur, un quai « roro » long de 190 mètres et profond de 12 mètres, un terre-plein de 30 hectares et il aura une capacité annuelle de huit millions de tonnes »,  explique Aboubakr Omar Hadi,  président de l’Autorité des ports et zones franches de Djibouti.
Cette imposante infrastructure devrait créer 600 emplois durant sa phase de construction dont l’achèvement est prévu pour le troisième trimestre 2015. En phase opérationnelle, le port de Tadjourah créera 1000 emplois directs (dont 700 dockers) et près de 2000 emplois indirects. Dédié à désenclaver le Nord de l’Ethiopie et à évacuer les énormes réserves de phosphate de la région du Tigray, le port de Tadjourah sera prolongé d’un axe routier desservant la ville éthiopienne de Mékélé sur 200 kilomètres qui est appelé à être doublé d’une voie ferré pour le transport des biens exportés ou importés par l’Ethiopie et son fabuleux marché de 80 millions de consommateurs.

Accroissement de la richesse nationale

« L’impact direct attendu, ce sera bien évidemment une augmentation du volume des échanges et un accroissement durable de la richesse nationale à travers la création d’emplois et la multiplication d’activités connexes, facteurs de développement », a déclaré le Président djiboutien. Rendant hommage au prédécesseur de son invité de marque, Ismaïl Omar Guelleh n’a pas manqué d’évoquer la mémoire de son ami disparu, Mélès Zenawi, dont l’ombre a plané sur la cérémonie de lancement des travaux. Le futur port était en effet un projet très cher aux yeux du défunt qui partageait avec le président djiboutien une même conception du développement et de l’intégration régionale.