Algérie : Optimum Telecom Algérie, futur propriétaire de Djezzy

Par Jeune Afrique

La marque Djezzy, elle, en changera pas. ©

Djezzy, numéro un sur le marché des télécoms algérien, sera opéré d'ici quelques mois par une société nouvellement créée, baptisée Optimum Telecom Algérie et qui remplacera l'actuel opérateur (Orascom Télécom Algérie). Mais le doute subsiste sur l'identité de tous les propriétaires de cette nouvelle structure...

L’affaire Djezzy connaît depuis quelques jours un nouveau rebondissement suite à la révélation, par plusieurs médias algériens, de la création d’une nouvelle société, baptisée Optimum Telecom Algérie. Cette dernière devrait prendre d’ici quelques mois le contrôle de l’opérateur Djezzy, numéro un sur le marché algérien et jusqu’ici propriété d’Orascom Telecom Algérie. La nouvelle était attendue, Vimpelcom, propriétaire à 57,1% d’Orascom Telecom Algérie (via Orascom Telecom Holding, OTH) ayant perdu il y a quelques semaines le droit d’utiliser la marque Orascom.

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Ce changement devrait également s’accompagner d’une modification de l’actionnariat. En vertu de la loi dite 51/49, qui limite la participation des actionnaires étrangers dans le capital d’une société algérienne à 49%, Optimum Telecom Algérie devrait être détenue à 49% par Vimpelcom.

Public ou privé ?

En revanche, la plus grande incertitude règne quant à l’identité des propriétaires des 51% restants. L’agence de presse financière Bloomberg affirmait hier que l’État algérien sera le propriétaire de ces 51% citant Vincenzo Nesci, patron de Djezzy, comme source de l’information. Une telle avancée mettrait de facto un terme à la bataille entamée entre OTH et l’État algérien il y a plus de deux ans…

Toutefois, à l’heure où nous publions ces lignes, l’information semblait encore très incertaine. Ni Vimpelcom, ni OTH, qui sont pourtant tous les deux des entreprises cotées, n’ont confirmé ce changement d’actionnariat. Des sources proches du dossier indiquent qu’un groupe d’actionnaires algériens soient amenés à devenir propriétaires des 51% et non l’État directement. L’opération permettrait alors à Vimpelcom de se mettre en règle avec la loi algérienne sans pour autant faire entrer directement l’État, déjà actionnaire d’un autre opérateur télécom (Algérie Télécom-Mobilis) à son tour de table.