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Patrice Kouamé, intégrateur régional

Par Jeune Afrique

L'ancien ministre d'Houphouët-Boigny, à Abidjan, le 6 décembre 2012. © Olivier/JA

Patrice Kouamé, secrétaire exécutif du Conseil de l'entente, soumet sa feuille de route à ses membres le 17 décembre. Il entend rendre à l'organisation son rôle de moteur économique.

Il appartient à une génération de grands commis de l’État. C’est aussi un pur produit de la Banque centrale des États de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO), où il a côtoyé, à la fin des années 1970, deux jeunes cadres ambitieux devenus présidents, Thomas Boni Yayi et Alassane Ouattara. Secrétaire exécutif du Conseil de l’entente depuis janvier dernier, Patrice Kouamé, ancien ministre d’Houphouët-Boigny, né en 1943, s’est attaché les services d’un cabinet de conseil, Maréchal et Associés. Ce dernier l’a aidé à élaborer sa feuille de route, soumise le 17 décembre à Niamey aux chefs d’État membres de l’institution créée en 1959 (Bénin, Burkina, Côte d’Ivoire, Niger et Togo). Kouamé souhaite redynamiser les missions historiques de l’institution (prévention des conflits, dialogue politique, coopération régionale) et développer son rôle économique (appui aux PME-PMI et aux très petites entreprises, participation au développement des grands projets d’infrastructures). Dans le cadre d’un fonds à participation publique et privée, dont la gestion sera autonome, « nous allons essayer de lever plusieurs dizaines de milliards de francs CFA pour financer des projets dans l’agro-industrie et les services », précise-t-il.

Impulsion

Ministre de l’Emploi et de la Fonction publique sous la primature d’Alassane Ouattara à l’époque du programme d’ajustement structurel et de la préparation de la dévaluation du franc CFA, Patrice Kouamé a ensuite pris la direction générale du Centre africain d’études supérieures (Cesag) à Dakar avant de devenir directeur général de la Banque nationale pour le développement agricole, administrateur d’Ecobank et président du conseil d’administration de la Banque régionale de solidarité. Il était jusqu’en septembre dernier président du conseil général de Toumodi. Une charge qu’il a abandonnée pour se consacrer pleinement à sa nouvelle mission. « Le Conseil de l’entente est la plus vieille institution communautaire ouest-africaine, rappelle-t-il. Il a toujours eu un rôle d’impulsion en participant notamment à la mise en place de l’Union africaine et de l’Union économique et monétaire ouest-africaine. Nous souhaitons lui redonner un rôle moteur en matière d’intégration. »

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