RDC : tout savoir sur le nouveau dialogue entre Kabila et l’opposition

Le président Joseph Kabila lors du sommet États-Unis - Afrique en juin 2014. © Jim Watson/AFP

Moins de deux ans après les "concertations nationales", le président congolais, Joseph Kabila, se dit ouvert à un nouveau dialogue avec l'opposition. Testez notre application pour faire le point sur les positions et les revendications des diverses formations de l'opposition congolaise.

En l’état actuel de la Constitution congolaise, Joseph Kabila – élu en 2006 et réélu en 2011 – ne peut pas briguer un nouveau mandat en 2016. Plus l’échéance approche, plus le climat politique devient délétère à Kinshasa. Bien qu’ayant abouti à un gouvernement dit de « cohésion nationale », les « concertations nationales », organisées début septembre 2013 entre les représentants de la majorité, d’une frange de partis d’opposition et de la société civile, n’ont pas permis d’apaiser les esprits.

De fait, le « cas Kabila » n’a été évoqué lors de ces assises. Et même au sein de la coalition au pouvoir, la question dérange. « Les concertations ont abordé tous les sujets, sauf celui du chef de l’État », tonne Tryphon Kin-Kiey Mulumba, ministre en charge des Relations avec le Parlement et membre du bureau politique de la Majorité présidentielle. « Des opposants une fois nommés ministres ont été expulsés de leurs partis », ajoute-t-il, pour démontrer « l’échec des concertations nationales ».

À l’en croire, il était devenu nécessaire que l’opposition et le pouvoir se retrouvent pour tenter de décrisper le climat politique en RDC. D’autant que le pays s’apprête à passer de 11 à 26 provinces et à organiser, cette même année, des élections locales, réputées complexes, et dont la tenue risque de retarder la présidentielle, selon l’opposition.

Que faire ? Joseph Kabila a tranché : convoquer un nouveau dialogue. Certains opposants qui avaient boycotté les « concertations nationales », le réclamaient depuis près de deux ans. Trois camps se dégagent désormais. D’un côté, ceux qui sont favorables au dialogue, avec l’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS) de l’opposant historique Étienne Tshisekedi. De l’autre, ceux qui y sont opposés, avec les Forces sociales et politiques, regroupement formé autour de l’Union pour la nation congolaise (UNC) de Vital Kamerhe et du Mouvement de libération du Congo (MLC) de Jean-Pierre Bemba. Et au milieu, les indécis, avec la plateforme « Opposition républicaine » de Léon Kengo wa Dondo, qui participe déjà au gouvernement. Quels sont les arguments des uns et des autres ?

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