Le patronat ivoirien lance un indice de performance du secteur privé

De g. à dr : Stanislas Zézé, PDG de Bloomfield Investment, Jean Kacou Diagou, président de la CGECI, et Kouassi Kongo, vice-président de la CGECI. DR ©

La CGECI, le principal syndicat patronal ivoirien, a lancé un indice de performance du secteur privé (IPSP). Développé par l'agence Bloomfield Investment, il évalue mensuellement l'évolution de l'environnement des affaires et de l'activité en Côte d'Ivoire.

À la demande de Jean Kacou Diagou, président de la Confédération générale des entreprises de Côte d’Ivoire (CGECI), l’agence de notation Bloomfield Investment a développé un indice de performance du secteur privé (IPSP). « Nous voulons innover pour nous approcher des standards internationaux. L’IPSP permettra de voir la progression des activités économiques et donnera aussi des réponses claires quant à la contribution du secteur privé au PIB ivoirien », a expliqué Jean Kacou Diagou, lors de la cérémonie de présentation organisée au siège de la CGECI, le 11 mai.

Performances

Construit à partir d’une enquête auprès des entreprises privées, cet indice a deux composantes : une mesure de l’évolution relative de l’activité économique (pondérée à hauteur de 85 %) et une évaluation de l’environnement des affaires – pondérée à hauteur de 15 %, elle tient compte de huit variables allant de la perception de la corruption au niveau de crédit intérieur accordé au secteur privé.

L’IPSP est construit sur une échelle de 100, une valeur supérieure à 50 indiquant une « sur-performance », un résultat inférieur dénotant une « sous-performance » du secteur privé durant la période étudiée. Environ 181 sociétés installées en Côte d’Ivoire ont été sondées pour la première édition de l’IPSP. Elles devraient être au moins 300 lors des prochaines études. Au mois de Février, l’IPSP de la Côte d’Ivoire était de 48,90, avec un indice d’activité « sur-performant » de 51, 04, tandis que celui de l’environnement des affaires atteignait seulement 36,69.

Sous-région

Pour Jean Kasou Diagou, également à la tête de la Fédération des organisations patronales d’Afrique de l’Ouest, la Côte d’Ivoire ne marque que la première étape de l’IPSP. « Si l’essai est transformé, nous allons étendre [cet indice] à travers toute la Cedeao dans le cadre de l’intégration, et la CGECI doit jouer un rôle moteur », explique-t-il.