Guinée : le premier tour de l’élection présidentielle aura lieu le 11 octobre

Par Jeune Afrique

Une femme votant le 27 juin 2010 à Conakry. © AFP

Le premier tour de la présidentielle guinéenne est fixé au 11 octobre, a annoncé mardi la Commission électorale nationale indépendante (Ceni) à Conakry.

Le doute subsistait, il est désormais dissipé. La Ceni a annoncé mardi 10 mars que le premier tour de l’élection présidentielle guinéenne aura lieu le dimanche 11 octobre. La date de ce scrutin était jusqu’à présent incertaine en raison de l’épidémie d’Ebola et d’un différend entre pouvoir et opposition sur des élections locales censées précéder la présidentielle. Selon Bakary Fofana, le président de la Ceni, ces élections locales "auront lieu fin mars 2016".

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Le second tour de la présidentielle, s’il devait en avoir un, aura lieu deux semaines après la proclamation des résultats définitifs du premier. Le chef de l’État Alpha Condé a assuré à plusieurs reprises que l’élection se tiendrait bien en 2015, malgré les acusations de l’opposition qui lui prêtait le dessin d’utiliser l’épidémie d’Ebola pour se maintenir au pouvoir au-delà du terme de son mandat. L’opposition accuse notamment le président Condé de refuser tout dialogue sur l’organisation de ces scrutins, agitant le risque de violences en cas de fraude électorale et exigeant une supervision internationale.

Menaces de boycott

Louncény Fall, le ministre des Affaires étrangères, avait pour sa part annoncé le 30 janvier que son pays avait invité les missions d’observateurs internationaux à suivre la présidentielle afin de valider la transparence et l’intégrité du processus. L’opposition, qui réclamait la tenue des élections locales avant la présidentielle, a menacé de boycotter les travaux du Parlement et de la Ceni si elle n’obtenait pas gain de cause. Ce scrutin local, dont le dernier remonte à décembre 2005, était initialement prévu durant le premier trimestre de 2014.

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Le dernier scrutin en Guinée, les élections législatives de septembre 2013, s’était tenu avec près de trois ans de retard. Il avait été précédé par de vives controverses et de violentes manifestations, en plus d’être entaché d’accusation de fraudes.

(Avec AFP)