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Mali : la troisième licence réattribuée à Planor

Par Jeune Afrique

L'opérateur Monaco télécom International limite sa participation à un appui technique. © AFP

Déjà accordée en 2012, la troisième licence de téléphonie globale au Mali a finalement été réattribuée au consortium Planor - Monaco Télécom International. Le Malien Cesse Komé, précédemment associé au groupement, en est désormais exclu.

Mise à jour du 24/01/13 : L’avocat de Cesse Komé indique qu’il n’a pas refusé de réagir aux questions de Jeune Afrique mais seulement demander davantage de temps pour compléter son dossier.

En novembre dernier, Jeune Afrique révélait le conflit entre le Burkinabè Appolinaire Compaoré et le Malien Cesse Komé, tous deux actionnaires de la co-entreprise vainqueur de la troisième licence télécom au Mali. Incapable de s’entendre, les deux protagonistes étaient mis en demeure par Bamako de tenir leurs engagements financiers. En vain. Cesse Komé ne parvenant visiblement pas à rassembler les fonds nécessaires, le conseil des ministres maliens a décidé le 21 janvier, lors d’une session extraordinaire, de réattribuer le précieux sésame au consortium réunissant le groupe Planor, fondé par Appolinaire Compaoré, et l’opérateur Monaco télécom International, ce dernier limitant sa participation à un appui technique.

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Annulation

« Face à la défaillance du groupement, le gouvernement a décidé d’annuler la procédure et d’attribuer la licence à un investisseur crédible dans les meilleurs délais et dans les conditions prévues par les textes relatifs à la passation des marchés publics », indique le communiqué publié à l’issu du conseil des ministres. Le prix de la concession – 84 millions d’euros – et sa durée – 15 ans – demeurent inchangés. En revanche, dès le début des événements qui frappent le Mali, les autorités avaient donné un délai supplémentaire pour étendre la couverture du réseau à l’ensemble du pays.

Contacté par Jeune Afrique aussitôt l’affaire connue, l’avocat de Cesse Komé a refusé de réagir à chaud, demandant un délai d’une journée avant de nous répondre. Il avait précédemment indiqué qu’il contesterait toute décision évinçant son client, l’échéancier des paiements définis au moment de l’attribution de la licence n’ayant pas selon lui été respecté.

 

 

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