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Égypte : la Banque centrale cherche à rassurer

Les réserves de change du pays ont chuté à 11,3 milliards d'euros (contre 26 milliards en février 2011). © Reuters

Malgré une situation critique, tant sur un plan politique qu'économique, le nouveau gouverneur de la Banque centrale égyptienne Hicham Ramez se dit optimiste.

À peine nommé gouverneur de la Banque centrale égyptienne, Hicham Ramez a livré sa première analyse de la situation économique. Alors que les réserves de change du pays ont chuté à 11,3 milliards d’euros (contre 26 milliards en février 2011) et que la livre égyptienne a atteint son plus bas niveau depuis 2004, ce banquier qui rassure le milieu des affaires s’est dit optimiste pour l’avenir. « Le pire est derrière nous. Nous avons connu tous les chocs possibles, nous faisons toujours face à des problèmes, mais la population se montre compréhensive, les gens sont au travail. L’Égypte est un endroit sûr », a-t-il affirmé.

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Spectre

À court terme, les mesures adoptées pour freiner la sortie de capitaux ont protégé les réserves de change du pays. La monnaie, qui avait perdu 5,1 % face au dollar en quelques jours, semble se stabiliser, repoussant quelque peu le spectre d’un effondrement de la livre égyptienne. Mais la situation n’en reste pas moins critique. Les besoins budgétaires de l’État, estimés à 10,8 milliards d’euros sur les vingt prochains mois, restent immenses.

Si le prêt de 3,6 milliards d’euros du Fonds monétaire international (FMI) se fait attendre depuis deux ans, le Qatar, qui avait déjà annoncé, à la mi-2012, une aide de 1,9 milliard d’euros, a décidé en début de mois de réinjecter la même somme dans les finances publiques. Une fois la situation stabilisée, le gouvernement devra lutter efficacement contre la pauvreté, qui touche la moitié des 82,5 millions d’Égyptiens.

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