Côte d’Ivoire : la SIB maintient la pression

Daouda Coulibaly, DG de la SIB : ©

Alors qu'elle se dit intéressée par le rachat de la part de l'État (49 %) en cas de privatisation, la SIB, filiale du marocain Attijariwafa Bank, entend maintenir la pression sur le leader du marché, Société générale.

La Société ivoirienne de Banque (SIB), filiale du groupe bancaire marocain Attijariwafa Bank en Côte d’Ivoire, voit grand pour l’année 2013. Intéressée par la reprise des parts de l’État (49%) dans la banque en cas de privatisation, cette dernière devrait poursuivre son plan de développement. Ce programme repose sur deux axes majeurs : l’extension du réseau et le basculement du système informatique qui devrait permettre le développement de produits innovants.

Lire aussi :

Daouda Coulibaly, un Ivoirien à la SIB
Les 50 premières banques d’Afrique de l’Ouest

Période charnière

« L’année 2012 a été difficile : c’était une période charnière, mais nous avons réussi à atteindre un résultat d’exploitation après impôts de 8,5 milliards de F CFA contre 6,3 milliards en 2011. Nous poursuivrons notre développement avec un objectif de croissance de 20% à la fois pour les dépôts et pour les crédits », confie Daouda Coulibaly, directeur général de la SIB.

Entre 2010 et 2012, la banque est passée de 16 à 41 agences. Le chiffre d’affaires, de 25,4 milliards de F CFA en 2011, a atteint 31,7 milliards en 2012. La banque a obtenu ces performances en atteignant une part de marché de 14% pour les crédits aux particuliers, occupant ainsi la deuxième place après la Société générale.