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Niger : Areva va passer à la caisse

Par Jeune Afrique

Le groupe français Areva s'est engagé à verser 35 millions d'euros au Niger. © AFP

Les tractations autour d'Areva n'en finissent pas de durer. Mais les autorités nigériennes disposent d'un argument de poids pour faire pencher la balance en leur faveur : les concurrents d'Areva qui se bousculent à la porte du chef de l'État.

Le groupe français Areva s’est engagé à verser 35 millions d’euros au Niger pour, officiellement, compenser le retard pris dans la mise en service de la mine d’uranium d’Imouraren. L’exploitation aurait dû commencer en 2012, mais on parle maintenant de 2016 voire de 2017. À quels moyens de pression les autorités ont-elles eu recours ? « C’est simple, confie un proche du chef de l’État. Les Français ne sont pas les seuls intéressés, d’autres se bousculent à notre porte. »

Rapports courtois ?

Autrement dit : si Areva ne respecte pas ses engagements, les Nigériens pourraient se sentir libres d’aller voir ailleurs. D’autant que le président Issoufou avait fondé beaucoup d’espoirs (et une large partie de son programme d’investissements) sur les revenus d’Imouraren… « Pour se justifier, regrette notre interlocuteur, Areva avance des raisons techniques, mais sans doute préfère-t-il attendre que les cours remontent. Nous avons avec lui des rapports courtois, mais il a tendance à en abuser. »

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