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Investissements miniers : Randgold Resources met en garde les États africains

Par Jeune Afrique

Les travaux à la mine d'or de Kibali, dans l'est de la RDC, ont commencé en juillet. L'État possède 10% des parts. © Randgold Resources

Alors que la conférence Mining Indaba, le grand rendez-vous annuel de l'industrie minière, a commencé dans la ville du Cap, en Afrique du Sud, la société Randgold Resources prévient que les modifications du code minier proposées par certains États africains risquent d'y dissuader l'investissement.

Prenant la parole à l’occasion de la conférence Mining Indaba, qui se déroule au Cap du 4 au 7 février, Mark Bristow, le directeur exécutif de Randgold Resources, a déclaré que, du fait du déplacement de l’exploration aurifère des pays développés vers les régions prospectives émergentes du monde, l’Afrique entrait en concurrence pour l’investissement avec l’Amérique du Sud, l’Asie, la région du Pacifique, l’Europe orientale et même la Russie. Or si l’Afrique offre l’avantage d’une grande richesse en minéraux, ses concurrents disposent généralement de meilleures infrastructures, d’un réservoir de compétences plus étendu et d’une économie plus sophistiquée.

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Gâteau

Mark Bristow souligne le fait que, dans les pays où Randgold possède des exploitations Mali, Côte d’Ivoire et RD Congo), les codes miniers actuels représentent une tranche substantielle du gâteau des recettes nettes de l’État, malgré le fait que Randgold a intégralement financé les coûts de découverte et de développement et supporté tous les risques : « Le pays hôte est déjà un important bénéficiaire voire le principal bénéficiaire de ses activités minières. C’est pourquoi il est dérangeant de constater qu’il existe une tendance croissante parmi les pays miniers sub-sahariens à en vouloir plus sans rien donner en retour. Même une évolution modérée de leurs codes actuels diminuera la capacité de ces pays à disputer les investissements directs en capitaux fixes ou à encourager le réinvestissement », a déclaré Mark Bristow.

Le rôle des États doit consister avant tout à assurer un régime stable, favorable aux affaires, qui attirera ou au moins n’éloignera pas les investisseurs.

Participation active

« Pour ces pays il existe un bien meilleur moyen pour extraire plus de leurs industries minières, a t-il continué. Et cela consiste à participer effectivement au processus de création de valeur. (…) La valeur réelle, comme je pense que Randgold en a fait la démonstration au fil des ans, se crée par la découverte de gisements d’or riches de millions d’onces et leur mise en valeur sous forme de mines rentables. Le rôle des États à cet égard doit consister avant tout à assurer un régime stable, favorable aux affaires, qui attirera ou au moins n’éloignera pas les investisseurs, puis à associer l’entreprise minière au cycle de développement, à aider à mener le projet en haut de la courbe de valeur et à partager équitablement ses profits. »

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