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Cette semaine dans Jeune Afrique

Par Jeune Afrique

Cette semaine, Jeune Afrique se penche sur la relation entre le deuxième géant de l'Asie et l'Afrique. ©

Cette semaine Jeune Afrique vous propose une enquête sur l'Inde, l'autre « ami » asiatique. Cinq pages de dossier spécial sur la relation, plus discrète, entre le continent et le deuxième géant asiatique.

Ils seront plusieurs centaines de chefs d’entreprise et de gouvernants africains à se rendre à New Delhi, du 17 au 19 mars, pour participer au neuvième conclave d’affaires Inde-Afrique. Ce rendez-vous, peu couvert par les médias africains, est devenu un haut lieu d’échanges entre les opérateurs économiques des deux régions. En huit ans, plus de 1000 projets y ont fait l’objet de discussions, pour un montant cumulé estimé à plus de 75 milliards d’euros. Plus discrètement que d’autres, l’Inde avance peu à peu ses pions sur le terrain africain.

Les produits fabriqués en Inde à bas coûts sont adaptés aux besoins de la classe moyenne croissante en Afrique. Mais New Delhi ne se contente pas d’écouler ses surplus sur le continent. Il investit aussi. Loin de la logique chinoise du « ressources naturelles contre infrastructures », New Delhi joue le jeu des transferts de technologies et de compétences. Un partenariat gagnant pour les Africains.

Les défis de l’Inde ressemblent à plus d’un titre à ceux de l’Afrique : une forte démographie, un niveau de pauvreté encore très élevé, des déficits en infrastructures et une population très hétérogène, avec 28 États aux cultures très différentes. L’expérience du sous-continent, qui s’est notamment imposé dans les services, peut être utile à l’Afrique. Mais bien entendu, les Indiens ne sont pas des philanthropes. Ils sont aussi intéressés par les matières premières du continent pour soutenir leur croissance économique.

Dans cet ensemble de cinq pages figure également une interview du Français Jean-Joseph Boillot. Ce dernier est convaincu que l’économie mondiale sera portée par la troïka Chine-Inde-Afrique dès 2030. Conseiller auprès du Centre d’études prospectives et d’informations internationales (Cepii), à Paris, mais aussi cofondateur de l’Euro India Economic & Business Group, il vient de publier Chindiafrique et a accepté de répondre aux questions de Jeune Afrique.

En section entreprises et secteurs, focus sur la pêche au Sénégal. Le mérou se faisant rare au large de Dakar, c’est tout le secteur qui traverse une mauvaise passe. Un plan d’investissement de 65 millions d’euros doit relancer la filière des produits de la mer.

Dans le secteur des médias, enquête sur Nessma, la télévision basée à Tunis qui a tant fait parler d’elle au lendemain du Printemps arabe. Elle a décidé de changer son modèle économique et abandonne son projet de chaîne unique pour tout le Maghreb au profit de grilles de programmes différenciées.

En section décideurs, portrait de Raymond Farhat. Après avoir dirigé l’assureur ouest-africain Colina pendant plus de vingt ans, le Franco-Libanais a pour mission de faire de son repreneur marocain, Saham Finances, un véritable groupe panafricain.

Enfin, en section finance, Jeune Afrique vous emmène en Mauritanie, où « le cash est roi ». Malgré l’apparition de nouveaux établissements, notamment étrangers, le taux de bancarisation demeure très bas. Mais la finance islamique pourrait faire sauter un des nombreux freins à l’ouverture de comptes.

Sommaire

Inde – L’autre ami asiatique
Encadré – Nababs est-africains
Interview – Jean-Joseph Boillot

Entreprises & marchés
Pêche – Le Sénégal en eaux troubles
Médias – Nessma se décline au pluriel
Ferroviaire – Les Marocains d’abord

Décideurs
Assurances – Raymond Farhat, fidèle au poste
Énergie – Monsieur Mégawatts

Finance
Banque – En Mauritanie, le cash est roi

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