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Algérie : ArcelorMittal ne partira pas

Par Jeune Afrique

ArcelorMittal a racheté en 2001 70 % du complexe sidérurgique d'El Hadjar. © La Tribune

Confronté à des rumeurs faisant état de son départ d'Algérie, le géant mondial de l'acier a assuré qu'il n'avait aucun plan pour céder sa participation dans son site d'Annaba.

Le géant mondial de l’acier ArcelorMittal a assuré lundi dernier qu’il voulait rester en Algérie, démentant les informations parues ces derniers jours dans la presse faisant état de la vente de sa filiale locale à l’État algérien. « ArcelorMittal n’a aucun plan pour céder sa participation dans son site d’Annaba. À ce jour, ceci n’a jamais été discuté avec les représentants du gouvernement », a indiqué le numéro un mondial dans un communiqué.

Convention d’investissement

ArcelorMittal a précisé que des discussions sont en cours avec le ministère algérien de l’Industrie pour « finaliser la convention d’investissement qui définit la stratégie pour augmenter la production d’acier à Annaba (à 600 km à l’est d’Alger ». ArcelorMittal a racheté en 2001 70 % du complexe sidérurgique d’El Hadjar dans la banlieue d’Annaba. Le groupe public Sider détient 30 % de ce complexe. ArcelorMittal négocie avec le gouvernement algérien pour obtenir la reconduction de la convention d’investissement signée en 2001 et qui a expiré en 2011. Cette convention lui accorde d’importants avantages fiscaux et parafiscaux et des prix du gaz subventionnés.

Accord définitif ?

« Les deux parties (ArcelorMittal et le ministère de l’Industrie, ndlr) ont exprimé leur volonté de parvenir à un accord définitif dans les prochaines semaines. D’ici là, les représentants des parties continueront à se réunir », a ajouté le numéro mondial de l’acier, qui « réitère son engagement de rester en Algérie et de contribuer à l’évolution future du site d’Annaba ».

En Algérie, ArcelorMittal emploie 5 500 salariés et dispose d’une capacité de production d’un million de tonnes d’acier par an. En 2012, il avait obtenu un prêt de 140 millions d’euros de la Banque extérieure d’Algérie (BEA, publique) pour financer son développement dans le pays, après avoir menacé de déposer le bilan.

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