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RD Congo : le FMI bientôt de retour ?

Par Jeune Afrique

Après une croissance de 7,2% en 2012, les autorités du pays tablent sur 8,3% cette année. © AFP

Le Premier ministre congolais Augustin Matata Ponyo est rentré satisfait de sa visite à Washington. Son pays et l'institution devront entamer prochainement des discussions en vue d'une reprise de la coopération.

En visite aux Etats-Unis du 3 au 9 février, Augustin Matata Ponyo, le Premier ministre de la RD Congo, avait un double objectif. D’abord à New York où il a rencontré Ban Ki-Moon, le secrétaire général des Nations unies, son adjoint Hervé Ladsous, mais aussi quatre ambassadeurs permanents ( Amérique, France, Grande-Bretagne, Russie).

Il affirme avoir plaidé pour le renforcement du mandat de la Monusco. La RD Congo souhaite que cette force d’interposition dans la rébellion qui secoue l’Est du pays devienne une force d’intervention pour l’aider à mettre fin à ce que ses autorités appellent une « agression caractérisée » du Rwanda, via la rébellion du Mouvement du 23-Mars dans l’est de la RD Congo.

« Un accord cadre [pour la modification de ce mandat, Ndlr] devrait être signé avant la fin de ce mois », assure-t-il à Jeune Afrique. Ajoutant : « tout l’effort que nous déployons aujourd’hui pour relancer notre économie ne peut pas être efficace si la situation sécuritaire de notre pays n’est stable ».

Reprise de la coopération

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Sur le plan économique, Matata Ponyo s’est ensuite rendu à Washington où il affirme avoir « repris langue » avec le Fonds monétaire international (FMI). Avec Christine Lagarde, la directrice générale du fonds, qu’il a rencontrée à deux reprises, les discussions ont porté sur les réformes en cours dans le pays en vue de la reprise de la coopération. Fin novembre, le FMI a arrêté un programme de crédit conclu en 2009 et gelé le décaissement de 225 millions de dollars sur 560 millions de dollars.

La raison ? L’institution souhaitait sanctionner le manque de transparence dans un contrat minier conclu par l’entreprise publique Gécamines et Straker International, un groupe américain basé aux îles Vierges. Cette décision du FMI avait entraîné dans la foulée la suspension d’un appui budgétaire de la Banque africaine de développement pour un montant de 100 millions de dollars.

Croissance à deux chiffres

Mais désormais, Christine Lagarde serait disposée à « étudier le dossier » et à « dépasser le problème », indique un conseiller du chef du gouvernement congolais. Il s’agit selon le PM d’encourager les efforts accomplis en matière de stabilité macroéconomique et de bonne gouvernance. Après une croissance de 7,2% en 2012, les autorités du pays tablent sur 8,3% cette année et sur une croissance à deux chiffres dans les cinq prochaines années.

« Nos équipes respectives vont se rencontrer prochainement pour discuter des actions à mener afin de clore le programme suspendu et de définir par la même occasion les bases d’un nouveau programme », assure le Premier ministre.

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