Fermer

Algérie : ArcelorMittal a bien voulu se désengager

Laskhmi Mittal, PDG du groupe de sidérurgie ArcelorMittal. © AFP

Malgré les démentis, le groupe sidérurgique a bel et bien cherché à vendre 70% d'ArcelorMittal Annaba. Les discussions avec le groupe privé algérien Cevital ont échoué.

ArcelorMittal a bien cherché à vendre sa filiale algérienne. Le géant mondial de l’acier a négocié avec le groupe privé algérien Cevital (agroalimentaire, industrie, grande distribution) pour lui céder sa participation de 70% dans le capital d’ArcelorMittal Annaba. Le reste de cette filiale étant détenu par l’Etat algérien, via le groupe public Sider. Cette information a été confirmée par le président de Cevital Issad Rebrab et l’ex-secrétaire général du syndicat d’ArcelorMittal Annaba et actuel député à l’Assemblée populaire nationale (APN), Smaïn Koudaria. « ArcelorMittal a tenu deux réunions avec Rebrab. La première a eu lieu en mai 2012 à Londres et la seconde en juillet de la même année à Paris », affirme M. Kouadria. Le géant mondial de l’acier voulait céder sa filiale en échange de la prise en charge par Cevital de sa dette locale, qui s’élève à 200 millions de dollars, selon M. Kouadria. Une version confirmée mercredi 13 février par Issad Rebrab lors d’une réunion des membres du Forum des chefs d’entreprises (FCE).

Reprise en main

Les discussions entre Cevital et ArcelorMittal se sont arrêtées après la nomination d’Abdelmalek Sellal à la tête du gouvernement début septembre dernier. « Le gouvernement est entré dans le jeu en proposant à ArcelorMittal de racheter 21% des actions de sa filiale algérienne pour monter à 51% en échange d’un plan d’investissement de 200 millions de dollars », affirme M. Kouadria. Lundi 11 février, ArcelorMittal avait démenti l’existence d’un plan pour céder sa filiale algérienne, mais il a fait état de discussions avec l’État algérien sur un nouveau partenariat.

Les pouvoirs publics veulent reprendre la main sur le complexe sidérurgique d’El Hadjar, qu’il avait cédé au dinar symbolique à Mittal Steel en 2001, afin de le développer dans le but de réduire la facture des importations de produits sidérurgiques qui a atteint 10 milliards de dollars en 2012, selon M. Koudaria. Confronté à crise en Europe, le géant mondial de l’acier veut se désengager de l’Algérie, faute de moyens financiers pour moderniser ses installations.

Déjà 150 000 inscrits


Chaque jour, recevez par mail les actus Jeune Afrique à ne pas manquer


Curieux ? Voici un aperçu des newsletters ici