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Immobilier : le boom du haut de gamme

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Le siège de la Société Générale au Bénin. © Jeune Afrique

Dans son étude " Africa Report 2013 ", le cabinet de conseil immobilier Knight Frank pointe le bond de la demande en immeubles de qualité sur le continent, tant dans l'immobilier d'entreprise que dans le résidentiel.


C’est la conséquence directe de la croissance ininterrompue du continent ces dix dernières années et de son corollaire, l’élévation du niveau de vie, notamment dans les zones urbaines fortement peuplées. Lagos, Nairobi, Lusaka, Accra et Dar es Salaam concentrent l’attention des investisseurs et des promoteurs. Selon l’étude du spécialiste de l’immobilier d’entreprise, qui porte sur 34 pays africains, les mégalopoles africaines agissent comme des moteurs de développement. « Si on fait la somme des firmes étrangères qui cherchent à s’implanter sur le marché africain avec le nombre d’entreprises africaines en pleine croissance, on aboutit dans les grandes villes à un besoin en immeubles haut de gamme particulièrement fort », souligne Matthew Colbourne, directeur du département Recherche de Knight Frank, à Londres.

Luanda et Lagos en tête

Un constat s’impose concernant l’immobilier de bureaux : celui d’une pénurie de superficies adaptées aux attentes des sociétés internationales, qui fait bondir les loyers (cf. étude de juin dernier et papier web), notamment dans les villes où la demande émane des entreprises gazières et pétrolières. Résultat : les loyers des immeubles haut de gamme – qui ne sont plus l’apanage de la finance et du pétrole – à Luanda et Lagos figurent parmi les plus élevés au monde même si la tendance marque le pas dans la capitale angolaise grâce à plusieurs livraisons d’immeubles neufs. Le loyer au mètre carré n’en demeure pas moins supérieur à ceux en vigueur à Londres, New York et Hong Kong. Si l’Angola et le Nigeria caracolent avec des loyers mensuels respectifs de 150 et 85 dollars au m2, Alger se hisse en tête des capitales francophones avec un loyer mensuel de 45 dollars au m2, suivi par Kinshasa (RD Congo) à 35 dollars et de N’Djamena (Tchad) à 30 dollars.

De son côté, le marché résidentiel connaît une forte demande en grands volumes haut de gamme, nombre de quartiers périphériques étant actuellement en construction. La demande en propriétés haut de gamme de la part d’acheteurs offshores ne cesse d’augmenter, notamment au Maroc, au Kenya et en Afrique du Sud.

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