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Afrique : plus de trois millions d’hectares de surfaces OGM

L'Afrique du sud, le Soudan, le Burkina Faso et l'Égypte sont les seuls pays africains à cultiver des OGM. © AFP

Pour la première fois, les pays en développement concentrent la majorité des surfaces cultivés avec des OGM. En Afrique, elles ont augmenté de 25% en un an.

Pour la première fois depuis l’introduction des organismes génétiquement modifiés (OGM) dans l’agriculture il y a 20 ans, les superficies plantées sont plus importantes dans les pays en développement que dans les pays développés. Selon l’étude annuelle de l’organisation International Service for the acquisition of Agri-Biotech applications (ISAAA), sur les cultures OGM dans le monde, les premiers disposent depuis 2012 de 52 % des surfaces OGM mondiales, en hausse de 2 % par rapport à l’année précédente. Utilisés par plus de 17 millions d’agriculteurs à travers la planète, les cultures génétiquement modifiées couvrent aujourd’hui une surface supérieure à 170 millions d’hectares, « soit 100 fois plus qu’en 1996 », rappelle le document publié le 20 février par l’organisation pro-OGM.

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28 pays dont 4 africains

Les cultures les plus ensemencées sont dans l’ordre le soja, le maïs, le coton et le colza. En tête des 28 pays aujourd’hui utilisateurs de semences OGM, les Etats-Unis comptent à eux-seuls 69,5 millions d’hectares, loin devant le Brésil (36,6 millions ha) et l’Argentine (23,9 millions ha). Ces deux derniers pays, plus l’Inde (10,8 millions ha), la Chine (4 millions ha) et l’Afrique du sud (2,9 millions ha) représentent ensemble 46 % des superficies OGM au monde. En Afrique, elles atteignent pour la première fois les 3 millions d’hectares, en augmentation de 25%. Quatre pays utilisent des OGM sur le continent. Le Soudan a planté ses premières superficies en 2012 (20 000 hectares de coton), rejoignant l’Afrique du Sud (maïs, soja et coton), ainsi que le Burkina Faso (300 000 hectares de coton) et l’Egypte (50 000 hectares de maïs).

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