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Hors-série « Les 500 premières entreprises africaines »

Hors série n°32, 170 pages, 6 euros. ©

La 14e édition de notre hors-série spécial entreprises africaines est en vente. Au sommaire, un classement exclusif des 500 premières sociétés du continent.

Révolutions en Tunisie et en Égypte, crise politique en Côte d’Ivoire, guerre en Libye… Notre quatorzième palmarès des 500 premières entreprises africaines, qui a été établi à partir des résultats financiers de l’année 2011, est l’occasion de mesurer l’étendue des conséquences économiques des grands bouleversements connus par le continent cette année-là. Sans surprise, le chiffre d’affaires cumulé des 500 n’a progressé que de 3,4 %, une stagnation comparable à celle connue en 2008 et en 2009 et qui tranche nettement avec les 17,7 % de hausse enregistrés en 2010, année marquée par un spectaculaire rebond. À titre de comparaison, la même année, les 500 premières entreprises mondiales recensées par le magazine Fortune ont vu leurs revenus cumulés bondir de 13,2 %.

En Afrique, ce ralentissement marqué est dû à la conjonction de plusieurs phénomènes : le recul dans notre classement des géants sud-africains (la part de l’Afrique australe dans les 500 est passée de 62 % à 58 %) en raison des difficultés du pays mais aussi d’une évolution défavorable du rand face au dollar, monnaie de référence de notre classement ; le fort ralentissement des entreprises ivoiriennes du fait de la crise postélectorale ; les difficultés des grandes compagnies égyptiennes et tunisiennes, qui ont souffert du ralentissement économique national. Du côté de la Libye, dont le PIB a été divisé par deux en 2011, le principal effet de la guerre aura été la sortie pure et simple des rares entreprises du pays présentes dans notre palmarès : la transparence financière n’a en effet guère été favorisée par l’instabilité politique.

Notre palmarès est l’occasion d’apprécier les bonds spectaculaires de certains groupes africains.

Si le haut du classement n’a guère bougé – la compagnie pétrolière algérienne Sonatrach conservant sa première place historique, suivie par sa consoeur angolaise Sonangol -, notre palmarès est l’occasion d’apprécier les bonds spectaculaires de certains groupes africains. Le kényan KenolKobil a ainsi vu ses revenus doubler en monnaie locale comme en dollars, lui permettant de bondir du 114e au 60e rang. Son alter ego nigérian, Oando, est quant à lui passé de la 61e à la 40e place, grâce à un chiffre d’affaires en progression de plus de 50 %. D’un point de vue sectoriel, ce classement rappelle que la diversification des économies africaines est un projet de longue haleine. Les entreprises du secteur de l’énergie – dont les hydrocarbures – voient en effet leur poids dans les 500 passer de 18,7 % à 23,7 %, en raison principalement du niveau élevé du prix du baril. Les télécoms, dont la part dans les 500 avait déjà reculé lors de notre précédent palmarès, ont encore chuté, leur poids passant de 11,3 % à 10,7 %.

L’industrie reste le parent pauvre. Notre hors-série y consacre un long ensemble, dressant le portrait des entrepreneurs qui se sont lancés dans la transformation de produits agricoles, la sidérurgie, l’industrie pharmaceutique, le ciment, etc., et les interrogeant sur les difficultés d’une telle activité : énergie, logistique, concurrence déloyale, entre autres problèmes. Ce numéro s’attarde aussi sur la modification des relations entre les entreprises chinoises et l’Afrique, dissèque plusieurs grandes opérations qui ont marqué l’actualité en 2012 (le rachat par Orange des parts de Naguib Sawiris dans l’égyptien Mobinil, l’acquisition du nigérian Dangote Flour Mills par le sud-africain Tiger Brands), dresse le portrait de plusieurs grandes entreprises africaines (du géant ivoirien du cacao Cargill West Africa à l’algérien Cosider) et est ponctué de plusieurs interviews, dont celle du patron de la compagnie aérienne Tunisair, pour laquelle l’année 2011 fut extrêmement difficile.

À lire dans cette édition

Classements – Les 500 premières entreprises africaines et les classements par secteur et par région
Chine-Afrique – Et plus si affinités ?
Portraits – Les pionniers de l’industrie

Et aussi…
Maroc – Affaires de famille
Côte d’Ivoire – Cargill, secrets de géant

Erratum : Une erreur s’est glissée en page 44 du hors-série, dans l’article intitulé « En quête d’un nouveau départ » : contrairement à ce que nous avons publié, les sociétés congolaises Brabanta, Scibe et Nocafex n’appartiennent pas au Groupe Blattner Elwyn. Toutes nos excuses à nos lecteurs.

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