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Le CDP et le FPI « main dans la main »

Écrit par Frédéric

Le Congrès pour la démocratie et le progrès et le Front populaire ivoirien décident de travailler ensemble.

Après la paix des braves entre les deux pays, voici celle des partis politiques. Le 17 septembre, à Ouagadougou, les deux formations au pouvoir en Côte d’Ivoire et au Burkina, le Front populaire ivoirien (FPI) et le Congrès pour la démocratie et le progrès (CDP), ont scellé leur alliance en signant un protocole de coopération. Ces formations se réclamant de la social-démocratie entendent travailler main dans la main dans plusieurs domaines : échanges d’informations, formation de cadres, harmonisation des idées L’accord qualifié d’historique pose-t-il la première pierre vers une fusion ultérieure et la création d’un parti panafricain sur le modèle du Rassemblement démocratique africain (RDA) ? « Ce n’est pas exclu », indique le président du CDP, Roch Marc Christian Kaboré.
Cette signature est intervenue après la tenue, les 13 et 14 septembre, de la convention nationale du parti de Blaise Compaoré, qui peine toujours à surmonter ses dissensions internes. La rencontre a permis aux 2 000 délégués venus des 45 provinces du Burkina d’assister au retour dans le rang des six membres du bureau exécutif suspendus en juin dernier pour « indiscipline ». Dans une lettre publiée peu avant la rencontre, ces « refondateurs », qui avaient sévèrement critiqué la gestion du parti en avril dernier, se sont engagés « au respect strict des textes fondamentaux » du CDP. « Mais nous continuons de contester les raisons de notre suspension. Nous voulons davantage débattre sur les questions d’actualité pressante comme la vie chère. Nous ne voulons pas d’un nouveau parti unique », explique l’un des refondateurs, Oubkiri Marc Yao, ancien premier vice-président de l’Assemblée nationale. « Cette lettre sera examinée, après quoi nous trancherons », souligne Roch Marc Christian Kaboré. Une exclusion est donc encore possible.

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