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Dossier

"Cet article est issu du dossier" «Informatique: Solutions et services africains»

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Patrick M’Bengue

Écrit par Propos recueillis par Mohamadou Diallo

Directeur général de la société Inova, Côte d’Ivoire

Jeune Afrique : D’où vient l’idée de réunir sept SSII africaines ?
Patrick M’Bengue : Nos sociétés ont toutes perdu des appels d’offres parce qu’elles n’avaient pas la taille suffisante ou parce qu’elles n’avaient pas une couverture géographique assez étendue. Nous avons d’abord fonctionné en attelage pour contrecarrer ces risques. Aujourd’hui, nous sommes plus struc­turés, pour ne pas rester en marge des grands marchés qui se profilent dans nos pays et les laisser à des groupes étrangers.

Quelles sont les règles de fonctionnement ?
Nous visons à créer des synergies sur les plans technique et commercial, tout en respectant un code de bonne conduite entre les membres lorsqu’ils sont en compétition sur certains marchés. Nous pensons que c’est une stratégie gagnante, et les premiers retours sont positifs. Trois membres du consortium ont déjà gagné un appel d’offres au Burkina face à une multinationale.

Comment vous positionnez-vous face à la concurrence ?
À qualité de service égale, nous présentons une plus grande proximité avec les marchés que les groupes européens ou américains. Et nos prix sont plus adaptés aux contraintes locales. Les standards internationaux ne sont pas une exclusivité européenne ou américaine. D’autant moins que nous avons suivi les mêmes formations et souvent dans les mêmes établissements. De manière croissante, la concurrence la plus vive provient des SSII du Maghreb, d’Inde ou de Chine. Face à elles, nous devons baisser plus radicalement nos tarifs et jouer plus fortement sur la proximité avec nos clients.

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