Réduire le torchage pour préserver la planète

Écrit par M.M.

Le torchage du gaz associé n’est pas une fatalité. Divers moyens existent pour réduire les quantités brûlées. Les plus courants sont la réinjection dans le gisement pour y maintenir une forte pression – et améliorer ainsi le pourcentage de récupération de l’or noir – et l’utilisation du gaz comme source d’énergie pour une turbine électrique à l’usage du site de production. L’Algérie, troisième producteur de pétrole du continent, a fait passer le niveau de torchage du gaz associé de 80 % en 1980 à 11 % en 2004. Entre 2004 et 2005, d’après les données de la Banque mondiale, la Guinée équatoriale a également réussi à diminuer le torchage du gaz associé de 25 %. En Angola, deuxième producteur du continent, cette pratique devrait être interdite d’ici à 2010.

Au sommet mondial sur le développement durable qui s’est tenu à Johannesburg en septembre 2002, un partenariat public-privé pour la réduction du torchage du gaz (GGFR) a été lancé à l’initiative de la Banque mondiale. Il réunit tout à la fois les pays producteurs et les compagnies pétrolières étatiques et privées. Objectif : mettre en commun idées et moyens. Au total, 14 pays ont adhéré au GGFR, parmi lesquels sept pays africains – l’Algérie, l’Angola, le Cameroun, le Gabon la Guinée équatoriale, le Nigeria et le Tchad –, aux côtés des États-Unis et du Qatar, notamment. Mais pour le moment, les effets globaux restent minimes : entre 2004 et 2005 (date des statistiques les plus récentes), le niveau de torchage est resté stable. Les pays adhérents au GGFR et figurant parmi les vingt premiers « brûleurs de la planète » ont, pour leur part, diminué le torchage de 0,3 % seulement.

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