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Amadou Ali

Par Jeune Afrique

66 ans, vice-Premier ministre, ministre de la Justice, garde des Sceaux

Réservé par nécessité plus que par nature, Amadou Ali est sans doute l’un de ceux qui fascinent et qui intriguent le plus. Après avoir occupé plusieurs postes ministériels depuis 1985 – notamment la Défense –, il hérite de la Justice en 2001 et est, depuis 2004, vice-Premier ministre. À ce titre, il pilote l’opération de lutte contre la corruption baptisée « Épervier ». Né à Kolofata, dans l’Extrême-Nord, il peut se targuer d’une réelle popularité, en particulier dans sa région d’origine. Sa réputation d’homme intègre, rigoureux et soli­taire est constante. Celle d’homme à poigne aussi, qui se dit « désinté­ressé » par le pouvoir. Une attitude qui ne peut que forcer la confiance du président Biya, pour lequel Ali semble être l’un des meilleurs garants de l’axe « Nord-Sud », sur lequel s’est jusqu’à présent consolidé l’équilibre politique du pays.

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