Maroc-Algérie : encore le Polisario

Par Jeune Afrique

Après avoir quitté avec fracas, le 1er septembre, les cérémonies marquant le 40e anniversaire de la révolution libyenne, la délégation marocaine – le Premier ministre, la secrétaire d’État à la Coopération et plusieurs hauts fonctionnaires du ministère des Affaires étrangères – pourrait à nouveau manifester son mécontentement durant le sommet Amérique du Sud-Afrique si Mohamed Abdelaziz, le président de la République arabe sahraouie démocratique (RASD), figurait au nombre des invités.

En janvier dernier, le royaume avait fermé son ambassade à Caracas – et l’avait délocalisée à Santo Domingo – pour protester contre le parti pris de Chávez en faveur de la RASD, alors que le Maroc et le Venezuela entretiennent des relations diplomatiques depuis 1965. Chávez, qui s’est considérablement rapproché du président algérien Bouteflika ces dernières années, reconnaît, tout comme plusieurs pays d’Amérique latine, l’indépendance théorique de la République sahraouie.