Fermer

Qui est ami avec Ali ?

Le président gabonais est en quête d'appuis sous-régionaux © DR

Ali Bongo Ondimba n’a pas traîné. Une semaine après l’annonce de sa victoire électorale, il s’est rendu dans six pays de la sous-région : le Cameroun, le Congo, le Tchad, la RD Congo, l’Angola et São Tomé e Príncipe.

La première étape aura été la plus marquante. Paul Biya est venu l’accueillir à l’aéroport. « Il m’a toujours considéré comme son fils », a expliqué le président élu du Gabon. Bref, alors que le contentieux électoral n’est pas encore vidé à Libreville, Ali Bongo Ondimba a été reçu comme un véritable chef d’État. Est-ce l’aveu que le président camerounais a « voté » pour lui ? Pas si simple. À Libreville, depuis le 3 septembre, l’opposant André Mba Obame, qui dit craindre pour sa vie, est réfugié à l’ambassade… du Cameroun. Sans doute le « père » a-t-il conseillé au « fils » de négocier avec ses adversaires.

Dans sa tournée, Ali a négligé deux pays. La Centrafrique, c’est normal. François Bozizé était en voyage en Chine. On s’interroge, en revanche, pour la Guinée équatoriale. Depuis sa visite médiatisée sur l’îlot disputé de Mbanié, en 2003, Ali Bongo Ondimba n’entretient pas les meilleures relations, loin de là, avec Teodoro Obiang Nguema. Pour ne rien arranger, la télévision publique gabonaise a diffusé, le 12 septembre, la vidéo d’un journaliste accusant la Guinée équatoriale d’avoir soutenu le candidat Mba Obame et d’avoir envoyé des mercenaires à Port-Gentil pour « déstabiliser » le Gabon. Protestation et démenti immédiats de Malabo. Pour calmer le jeu, deux ministres gabonais ont reçu l’ambassadeur équato-guinéen à Libreville. Les deux pays ont réaffirmé leur « fraternité ». La première rencontre Bongo-Obiang Nguema sera observée à la loupe.

Déjà 150 000 inscrits


Chaque jour, recevez par mail les actus Jeune Afrique à ne pas manquer


Curieux ? Voici un aperçu des newsletters ici