Sénégal-Liban : quelques épopées…

Par Jeune Afrique

Sharara, Omaïs, Gandour, Bourgi, Fakhry… Autant de patronymes très connus au Sénégal et qui évoquent d’impressionnantes réussites économiques… Pêche, agroalimentaire, cosmétiques… les Libano-Sénégalais possèdent 60 % des PME et sont les plus gros employeurs du pays. Fayçal, l’un des treize enfants du patriarche Moussa Sharara (98 ans), arrivé au Sénégal en 1937, est aujourd’hui le vice-président de la Confédération nationale des employeurs du Sénégal (Cnes) après avoir vendu aux Espagnols ses deux pêcheries (Pêcheries frigorifiques du Sénégal et Amerger Casamance). Son frère Amoudé fait des merveilles en cuisine dans son restaurant La Fourchette, l’une des meilleures tables de Dakar. Kazem, décédé en 2004, avocat réputé, a été conseiller du président Abdou Diouf. Youssef Omaïs est lui à la tête d’une société d’agroalimentaire, Patisen. Pour ce qui est des Gandour, ils ont fait fortune dans les cosmétiques (Parfumerie Gandour). Saïd Fakhry, à la tête de la Savonnerie africaine Fakhry (SAF), dont les produits inondent le marché, a été président de la Fédération sénégalaise de football de 2003 à 2005. La Biscuiterie Wehbe a été créée en 1946 par la famille du même nom. Quant au « prince de l’immobilier », Abdou Karim Bourgi, une rue porte son nom à Dakar. Et puis il y a ceux qui sont partis et qui reviennent au pays pour investir. Négociant en céréales (Advens, dont le siège est à Paris), Abbas Jaber a racheté l’ancienne Sonacos (arachide), devenue Suneor, et a récupéré la ligne de chemin de fer Dakar-Bamako.