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Corruption : zéro de conduite

« Aucune région du monde n’est à l’abri des dangers de la corruption », indique l’ONG Transparency International (TI) dans son rapport annuel, publié le 17 novembre. Mais certaines – les mêmes depuis des années – sont plus touchées par ce fléau que d’autres : l’Afrique, l’Amérique du Sud et l’Asie.

Selon l’Indice de perception de la corruption 2009 établi par TI, la Nouvelle-Zélande est le pays le moins corrompu au monde, avec une note de 9,4 sur 10. Les États-Unis sont 19e, la France 24e, la Chine 79e. L’État africain le moins corrompu est le Botswana. Avec une note de 5,6, il se situe au 37e rang mondial. Suivent Maurice (42e), le Cap-Vert (46e), les Seychelles (54e) et l’Afrique du Sud (55e). La Somalie se situe à l’autre extrémité, avec un score de 1,1 sur 10, voisinant avec l’Afghanistan, la Birmanie, le Soudan et l’Irak.

Globalement, l’Afrique subsaharienne est mal classée. Sur les 48 pays de la région, 31 obtiennent une note inférieure à 3, « ce qui indique que la corruption est perçue comme étant endémique », rapporte TI. L’ONG épingle l’Angola, la RD Congo, la Guinée, le Tchad et le Soudan, qui « disposent de nombreuses ressources » mais « n’ont pas su mettre à profit leurs richesses ». Le Liberia, en revanche, est à l’honneur : il passe de la 138e à la 97e position.

Le constat n’est guère plus heureux au Maghreb et au Moyen-Orient. Le Qatar, meilleur élève de la zone, arrive en 22e position. La Tunisie est 65e, le Maroc 89e et l’Algérie 111e. Transparency note cependant une amélioration au Maroc, en Égypte et au Liban.

Les pays industrialisés ont leur part de responsabilité, souligne enfin l’ONG. « Ils n’ont aucune raison de faire preuve de complaisance, car l’utilisation de pots-de-vin et la facilitation de la corruption sont souvent le fait d’entreprises basées chez eux. »

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