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Dossier

"Cet article est issu du dossier" «Tunisie : Une nouvelle jeunesse»

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La culture, côté underground

Depuis quelques années, la jeunesse tunisienne fait sa révolution culturelle et l’exprime par une créativité débordante.

Depuis quatre ans, de jeunes artistes émergent, qui ont pour dénominateur commun la modernité. La tendance gagne toutes les disciplines, en particulier la musique et les arts plastiques. La première illustration en est le Festival de Hammam Ghezaz, qui, depuis 2006, offre aux jeunes une plage de rêve, au sens propre comme au figuré, pour une rencontre artistique multidisciplinaire. Les initiatives se sont multipliées et ont créé une émulation entre créateurs. Différents mouvements s’expriment, parmi lesquels celui de la création à partir de la récupération. Une modernité qui veut que rien ne se jette et tout se transforme.

Nouteyl Belkhadi, ingénieur de formation, est venu au design par la récupération et, aujourd’hui, on s’arrache ses personnages délirants faits de bric et de broc technologique. Abdelaziz Belgaied, lui, a investi son appartement, dans un quartier populaire de Tunis, pour réaliser une surprenante performance sur le thème de Metropolis, de Fritz Lang : une promenade onirique construite à partir d’objets de récupération, qui oscille entre la fiction, la poésie et le Berlin des Années folles. Un grain de folie créatrice que l’on retrouve aussi dans Dream City, un festival pluridisciplinaire créé en 2007, conçu comme un parcours d’art contemporain, un espace « de contaminations et d’émergences », dont la deuxième édition se tiendra à Tunis du 27 au 30 octobre prochain.

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