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Le dossier Ingabire

Interpellée le 21 avril à Kigali et placée sous contrôle judiciaire en attendant un probable procès, l’opposante Victoire Ingabire,­ 41 ans, rentrée d’exil à la mi-janvier, et porte-parole autoproclamée de la « majorité hutue », se voit reprocher par la justice rwandaise ses contacts avec les groupes rebelles opérant le long de la frontière congolaise.

Plus précisément, selon des sources judiciaires, Victoire Ingabire aurait parrainé la création, en 2008, d’une fraction dissidente des FDLR, la Coalition des forces démocratiques, qui disposerait de trois cents hommes en armes dans le Nord-Kivu. Des témoignages de chefs rebelles ralliés à Kigali ainsi que des copies d’e-mails et d’ordres de virement Western Union en possession de la justice conforteraient cette information. Par ailleurs, selon les enquêteurs, Mme Ingabire serait toujours la principale dirigeante d’une formation exclusivement hutue, le Rassemblement républicain pour la démocratie au Rwanda (RDR), fondée en 1995 dans les camps de réfugiés de RD Congo par l’ex-général Augustin Bizimungu, qui fut l’un des cerveaux du génocide.

Ouvertement partisane, dans ses textes et ses déclarations depuis plus de dix ans, de la thèse révisionniste du double génocide, Victoire Ingabire ne sera très vraisemblablement pas autorisée à se présenter à l’élection du 9 août prochain. À noter que sa propre mère a été condamnée par contumace par les tribunaux gacacas à la prison à perpétuité, en juillet 2009. Tout comme, très récemment, son assistant personnel.

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