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La Tanzanie récupère son bien

Le masque makondé restitué à la Tanzanie. © D.R

La République de Tanzanie et le musée Barbier-Mueller ont signé un accord pour le retour d’un masque au musée de Dar es-Salaam.

Vingt ans ! C’est le temps qu’il aura fallu au musée Barbier-Mueller pour rendre aux autorités tanzaniennes un masque makondé. Une cérémonie officialisant la rétrocession de cette pièce a eu lieu à Paris le 10 mai. Le musée genevois l’avait acquise en 1985 chez un antiquaire parisien, ignorant qu’elle faisait partie d’un lot de seize objets volés en 1984 lors d’un cambriolage du Musée national de Tanzanie à Dar es-Salaam.

C’est un universitaire de Pérouse, en Italie, Enrico Castelli, qui alerte, en 1990, le musée de l’origine de la pièce. Ce dernier informe alors le Conseil international des musées (Icom). Mais les choses en restent là jusqu’à ce que la Tanzanie, qui ne parvient pas à prouver que le masque figurait bien dans ses collections au moment du vol, porte plainte pour recel. Elle s’adresse également au Comité intergouvernemental de l’Unesco pour la promotion du retour de biens culturels à leur pays d’origine ou de leur restitution en cas d’appropriation illégale.

En 2009, les pourparlers reprennent sous l’égide de l’Icom. Et le musée suisse, créé en 1977, accepte enfin de rendre le masque à la Tanzanie sous réserve qu’il soit correctement conservé. Grâce aux efforts financiers de l’Agence suédoise de coopération au développement international (Sida), qui a débloqué des fonds pour l’agrandissement du Musée national de Tanzanie, le masque sera exposé dans une vitrine sécurisée le jour et placé dans un ­coffre-fort la nuit.

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