Présidentielle : les retards s’accumulent

Par Jeune Afrique

Le 27 juin 2010, sauf changement, plus de 4 millions d’électeurs guinéens se rendront dans l’un des 10 000 bureaux de vote à travers le pays pour le premier tour de la présidentielle (le second pourrait avoir lieu le 18 juillet). Conakry représente la part la plus importante du corps électoral (21,96 % des inscrits). Les Guinéens de l’étranger (Sénégal, Côte d’Ivoire, France, États-Unis…) représentent à peine 1,26 % des électeurs. Les listes contiennent toujours près de 500 000 cas litigieux.

Les premiers bulletins uniques, solution choisie pour ce scrutin, sécurisés et infalsifiables, fabriqués en Afrique du Sud, sont attendus courant juin. Mais à la fin de mai, on s’interrogeait sur la possibilité de faire tenir les 24 candidats sur une seule feuille et de façon lisible. Quant aux cartes d’électeur, elles sont en cours d’impression à Conakry sur le « site central » du ministère de l’Administration du territoire et des Affaires politiques.

Le matériel (encre, urnes) qui arrive progressivement est stocké au camp Samory-Touré sous haute surveillance. Bien que les choses se mettent en place petit à petit, les inquiétudes sur le bon déroulement du scrutin persistent, car les délais définis par le code électoral pour les différentes opérations ne sont pas toujours respectés.

À la fin de mai, la Commission électorale nationale indépendante (Ceni) attendait encore les 10 milliards de francs guinéens (1,6 million d’euros) représentant la dernière tranche de la contribution financière de l’État (30 milliards de francs guinéens). Le budget total est de 25 millions d’euros, dont 18 sont disponibles.

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