Politique

Les challengers de la présidentielle

Penser, comme le font ici les observateurs, qu’il y a quatre chances sur cinq que le futur président soit un ancien Premier ministre ne déplaît pas qu’à Alpha Condé, qui ne l’a jamais été, contrairement aux quatre autres favoris. Le pronostic enrage également les dix-neuf autres candidats, qui ont rempli toutes les conditions exigées par la loi.

Parmi eux, Elhadj Mamadou Sylla, puissant homme d’affaires et ami de Lansana Conté. « Le passé, c’est le passé », dit-il comme pour faire oublier son engagement auprès du dictateur. Autre candidat, Papa Koly Kourouma, 48 ans, ancien ministre et proche de Dadis Camara, a pour bastion la Guinée forestière. Il promet de ne faire qu’une bouchée du « tchatcheur » Jean Marc Telliano, un homme d’affaires de la même région.

L’ancien président du Parlement, Aboubacar Somparé, qui a repris les rênes du Parti pour l’unité et le progrès (PUP) de Lansana Conté, se présente aussi. Son parti est en perte de vitesse. Ses bases se videraient au profit d’autres candidats de la région comme Kassory Fofana, grand argentier de la Guinée de 1996 à 2000, Elhadj Mamadou Sylla, ou Ibrahima Abé Sylla, le Guinéen de la diaspora rentré récemment des États-Unis.

Mais les militants du tout-puissant parti de Conté rejoignent aussi d’autres formations, comme celles de Cellou Dalein Diallo, Papa Koly Kourouma et sans doute Alpha Condé.

Seule femme candidate : Saran Daraba Kaba, diplômée en pharmacie, ancienne ministre reconvertie dans la société civile, spécialisée dans la gestion des conflits.

À signaler aussi quelques recalés connus, comme Mohamed Touré, le fils de Ahmed Sékou Touré, pour non-paiement de la caution. Il assure pourtant l’avoir réglée : la personne chargée du versement aurait gardé sur elle le reçu au lieu de le joindre au dossier de candidature. On note aussi le refus du dossier de Ibrahima Almamy Barry, qui avait pourtant déclaré sa candidature depuis… 2008 !

Fermer

Je me connecte