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Les coulisses du sommet de Kampala (1)

Les présidents en tête à tête

Dos Santos-Sassou… Les présidents angolais et congolais sont de vieux complices, mais ils ont profité du sommet pour se rencontrer. Museveni-Bozizé… Ces deux chefs d’État se fréquentent moins, mais la République centrafricaine a autorisé l’armée ougandaise à entrer sur son territoire pour participer à la traque des rebelles de l’Armée de résistance du seigneur (LRA). Le 26 juillet, le tête-à-tête entre les deux hommes a duré quarante-cinq minutes. Museveni-Kadhafi… Il y a dix-huit mois, quand l’Ougandais refusait que le Libyen représente l’Afrique au G8, une telle rencontre était impensable. À Kampala, les deux frères ennemis se sont réconciliés avec force accolades et apartés. Zuma-Abdelaziz… Le président sud-africain a réservé l’une de ses « bilatérales » au chef de la République arabe sahraouie démocratique (RASD), tandis que l’inusable Robert Mugabe a défendu la cause sahraouie lors de la réunion du conseil de paix et de sécurité de l’UA. La « ligne de front » bouge encore… 

Des Guinéens bien présents

La Guinée est encore sous sanction et le sera jusqu’à ce qu’un président soit élu. À Kampala, pas de siège, donc, pour le pays de Sékouba Konaté. Le président par intérim n’en a pas moins été au cœur des discussions. Puisqu’il envoie un bataillon pour compléter la force africaine en Somalie. Le deal avait été finalisé lors du voyage de Jean Ping, président de la Commission de l’UA, à Conakry, début juillet. Pour Konaté, deux avantages : regagner la bienveillance de l’institution et éloigner du pays certains soldats pas toujours dociles.

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